Situation politique en Côte d’Ivoire: Pourquoi prendre la rue le 28 septembre ?

Situation politique en Côte d’Ivoire: Pourquoi prendre la rue le 28 septembre ?

Alassane Dramane Ouattara, animé d’un esprit de rébellion, ne respecte pas la loi ivoirienne. La Constitution est devenue sa serpillère. Inéligible, il s’est fait candidat accepté pour la présidentielle 2015, par le Conseil constitutionnel qui n’est qu’une constellation de rebelles et de conseillers pro-rébellion des Forces nouvelles. Les revendications de l’opposition ? Les propositions de la Coalition nationale pour le changement (CNC) ? Il s’en moque éperdument, persuadé qu’il est « indéboulonnable ».

Son dispositif de fraudes électorales est prêt, huilé. Avec d’un côté, l’expert en fraudes électorales, Youssouf Bakayoko, président de la Commission électorale indépendante (CEI). Youssouf Bakayoko qui a fait la prouesse de plonger la Côte d’Ivoire dans une guerre civile, en attribuant à Ouattara en 2010, une victoire qui n’est pas la sienne. Occasionnant ainsi plus de 3000 morts, par sa légèreté et son esprit corrompu. Et de l’autre côté, Koné Mamadou, président du Conseil constitutionnel, le rebelle des Forces nouvelles qui vient d’octroyer à son parrain Dramane une éligibilité « dérivée ».

Avec une CEI totalement à la solde de Ouattara en amont, un code électoral inadéquat, un recensement biaisé, une insécurité au profit de Ouattara, et en aval, un Conseil constitutionnel soumis au président du RDR, à quel résultat va-t-on s’attendre au soir du scrutin présidentiel ? Naturellement à un « plébiscite » du candidat inéligible. C’est pourquoi il faut descendre dans la rue à Abidjan avec les candidats Charles Konan Banny, Essy Amara, Mamadou Koulibaly et Kouadio Konan Bertin dit KKB, ce lundi 28 septembre 2015, pour marcher sur la Radio Télévision ivoirienne (RTI) et sur la CEI.

La dictature de Ouattara est insupportable. La Côte d’Ivoire sous son régime n’est pas un Etat de droit. Les violations des droits de l’Homme sont constantes et jamais élucidées. Les différents massacres, par exemple, de Duékoué dont celui du camp de réfugiés de Nahibly, n’ont pas d’intérêt pour sa justice des vainqueurs. Les libertés publiques (marches, réunions, sit-in, etc.) pourtant droit fondamental du citoyen, sont confisqués. A tour de bras, il fait arrêter les opposants, notamment pro-Gbagbo et les accumule en prison. Ainsi sont en prison, pour les dernières vagues, le ministre Assoa Adou, directeur de campagne de Laurent Gbagbo, le ministre Lida Kouassi Moïse, vice-président du Front populaire ivoirien (FPI), le ministre Hubert Oulaye, président du Comité de contrôle, Koua Justin, secrétaire général adjoint du FPI, Dahi Nestor, secrétaire national de la jeunesse du FPI, etc. et Simone Gbagbo que Ouattara utilise pour faire du chantage au FPI.

Au regard de cela et de ce que le régime Ouattara ruine l’économie du pays au profit d’un clan et des puissances étrangères, le peuple ivoirien doit se lever comme un seul homme. Ce, comme le peuple burkinabé s’est levé et a fait échec au coup d’Etat (du 17 au 23 septembre 2015) du Général Gilbert Diendéré, main évidente de Blaise Compaoré et Alassane Dramane Ouattara. Mais avant le lundi 28 septembre, il faut être au meeting de la CNC au FICGAYO à Yopougon (Abidjan) le samedi 26 septembre 2015.

Le destin des Ivoiriens est entre leurs mains.

Suzanne Gahé, pour Eburnienews.net

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One comment

  1. Très bon article et très bonne initiative. Mais les Ivoiriens sauront-ils exploiter leur chance de se faire respecter par un régime criminel?Peuple ivoirien amoureux des souffrances et des sorts extrêmes n’est pas le peuple du Faso.Si les chefs d l’opposition sortent avec la population,Dramane saura qu’il n’est pas en terrain confisqué!Il doit sauter, il est trop nul:la preuve est que les pluies de milliards ont coulee dans sa poche seulement.Dramane n’est pas capable de payer les fonctionnaires avant la tabaski.Les djoulas,les moutons,ne sont pas au rendez-vous de la fête mais des poussins! Ahhahaha!Il se moque de vous cet imposteur!
    Djallo Cekou Bah

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