Situation sécuritaire nationale: que faire de ces «apatrides» qui nous harcèlent?

Situation sécuritaire nationale: que faire de ces «apatrides» qui nous harcèlent?

Dans la matinée du vendredi 22 janvier 2016, des individus, identifiés comme étant des éléments de l’ex-Régiment de la sécurité présidentielle (ex-RSP), ont tenté de prendre le contrôle du dépôt d’armes (poudrière) de Yimdi, situé à la sortie Ouest de la capitale burkinabè. Les faits s’enchainent depuis la Transition. Entre les attaques des postes de gendarmerie de Oursi, de Samoroguan, celles des patrouilles des missions commandées et les dernières en date, il y a une volonté manifeste de troubler la quiétude des Burkinabè.

Avant cette opération à Yimdi, l’opinion nationale avait été informée en décembre qu’une opération visant à faire évader les deux généraux putschistes et leurs complices détenus à la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA) en gestation avait été étouffé. Cette attaque, qui vient d’être mise en échec par les forces de défense et de sécurité, dont on salue la promptitude et le professionnalisme, sonne comme un début d’une opération de harcèlement tous azimuts des FDS burkinabè et peut être assimilée à des manœuvres pour déstabiliser le Pays des Hommes intègres. A travers ces actes dont les commanditaires et auteurs ne tarderont pas à se faire connaître, c’est la stabilité du Burkina Faso et rien d’autre que ces individus veulent mettre à mal.

L’objectif semble être d’instaurer un climat de terreur. S’il s’avérait qu’il s’agit bien d’éléments de l’ex-RSP, qui sont à l’origine de ces attaques, la prise des mesures rigoureuses s’impose. A ce rythme, c’est la sécurité nationale qui est menacée et il n’est pas exclu que dans leur «folie» ces comparses, de guerre lasse, décident de s’en prendre à des convois d’officiels en déplacement dans la capitale ou à l’intérieur du pays.

En clair, les intentions de ces Burkinabè qui se cachent derrière ces attaques hideuses est de faire regretter l’ère Compaoré. Des thuriféraires et nostalgiques de Blaise Compaoré ont d’ores et déjà pris position à travers l’envoi de ballons d’essai, après les attaques terroristes sur les ondes des radios qui leur ont donné la parole. Pour ces derniers, «depuis le démantèlement du RSP, le Burkina Faso ne dispose plus d’un système sécuritaire capable d’envoyer la réplique aux djihadistes». Faux! Le pays était en paix car les dirigeants traitaient avec les mêmes délinquants qui nous attaquent aujourd’hui.

Jusque-là, il y a eu plus de peur que de mal, toutes les tentatives ont été vouée à l’échec. A présent, il ne suffit plus seulement pour les FDS et les populations de redoubler de vigilance. Une réplique mémorable doit être donnée à tous ces aventuriers qui éprouvent du mal à tourner la page Compaoré tombé depuis octobre 2014. C’est connu, tous les éléments de l’ex-RSP, déployés dans les autres unités des Forces armées nationales (FAN) ne sont pas des «enfants de chœur». De sources sûres, des irréductibles du putsch déjoué de septembre 2015 se sont fondus dans la vague pour accomplir les «basses besognes». A-t-on pris les précautions nécessaires pour éviter d’entretenir des brebis galeuses qui n’hésiteront pas à entrer en action dès la première occasion? Des enquêtes poussées devront être commanditées pour répondre à cette question cruciale, faute de quoi, nous n’aurons plus le sommeil tranquille.

Source: Les Échos du Faso

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