Situation sociopolitique au Burkina Faso : Des burkinabé craignent le syndrome de la crise ivoirienne (Lu pour vous sur Le faso.net)

Situation sociopolitique au Burkina Faso : Des burkinabé craignent le syndrome de la crise ivoirienne (Lu pour vous sur Le faso.net)

Les ingrédients de la crise commencent à se mettre en place au Burkina Faso. On avance inéluctablement vers le même scenario que la crise post-électorale ivoirienne.

1. L’opposition arrive à mobiliser au même titre sinon même plus que la majorité (11 Janvier 2014 VS 18 Janvier 2014 ; & stade municipal de Ouagadougou VS stade Wobi de Bobo- Dioulasso). Cela rappelle un peu les foules que mobilisaient le RHDP et le LMP en Côte d’Ivoire en 2010. .

2. Chaque camp affirme avoir le peuple de son côté. Même discours tenu par le RHDP et le LMP

3. La première Dame, longtemps restée en marge du débat sur la modification de l’article 37, s’est finalement jetée dans la bataille en prenant la parole publiquement au Stade Wobi de Bobo-Dioulasso pour demander le Referendum. Cela rappelle un peu l’ancienne Première Dame Ivoirienne.

4. Chaque camp est décidé à triompher de ses positions. Donc personne ne veut “mettre balle à terre”. Cela rappelle la fameuse expression ivoirienne “on gagne ou on gagne” ou ” y a rien en face, C’est maïs”

5. Si toutefois le referendum venait à être organisé, de ce qui précède, quel que soit le résultat, le vaincu contesterait les résultats puisque tous les deux camps sont dans la logique de “on gagne ou on gagne”.

6. Le débat entre la Légalité et la Légitimité du referendum fait rage actuellement au sein des Juristes du pays et ce débat continuerait après le referendum. Ce même débat a opposé les juristes sur la crise en Côte D’Ivoire.

7. Le débat continuerait dans la rue comme en Côte d’Ivoire et vu les foules que chaque camp arrive à mobiliser, on peut imaginer comment ça peut se terminer.

8. Comme en Côte d’Ivoire, selon leurs intérêts, les puissances occidentales et les pays de la sous-région décideront de soutenir un camp ou l’autre.

9. Comme en Côte d’Ivoire, cette bipolarisation de la communauté internationale pourrait retarder l’adoption d’une résolution pour mettre fin à la crise. Pendant ce temps, c’est la population qui payerait de son sang la facture de cette crise. Les politiciens seront soit hors du pays ou dans une ambassade avec leur famille.

10. Que la sagesse habite les deux camps pour que la paix sociale soit préservée au BURKINA FASO.

NB : Nous n’avons qu’un seul pays et nous sommes tous citoyen de ce pays. Si nous le brulons on ne pourrait être que des Réfugiés dans d’autres pays.

PORGO Mohamed,

University of Ghana, Legon-Accra

Source: Le faso.net

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