Soro, entre trois feux ! (Par Philippe Kouhon)

Soro, entre trois feux ! (Par Philippe Kouhon)

Premier feu : le RHDP

Comme on le dit, le malheur n’arrive jamais seul. Mis à l’écart au sein du RHDP, au moment de la distribution des rôles pour les présidentielles du 25 octobre 2015, le président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire, par ailleurs député RDR de Ferké a repris la main grâce à la vigilance du président de la République avant de jouer un rôle de premier plan dans la réélection de celui-ci.

2e feu : Le Burkina

Le 12 novembre 2015 au lendemain de l’investiture de Alassane Ouattara, une affaire ‘’d’écoute téléphonique’’ le cite et le met à mal avec les nouvelles autorités Burkinabé. Au moment où sa formation politique ou le gouvernement ivoirien hésitait à lever le moindre doigt, c’est le président de la République qui après avoir entendu la version de Soro depuis Paris, décide de prendre les choses en main afin de laver de tout soupçon le président du parlement ivoirien.

3e feu : La justice française

Alors qu’il était en mission spéciale de l’Etat de Côte d’ivoire en France, des apprentis sorciers activèrent la justice française qui a fini par émettre un mandat d’amener contre Guillaume Soro. Violant les dispositions de bon nombre de traités internationaux qui régissent les relations entre Etats, notamment, la convention de Vienne du 18 avril 1961 sur les relations diplomatiques, et  la convention de New York du 8 décembre 1969 sur les missions spéciales. Là encore alors que tous les détracteurs de M. Soro priaient pour que le ciel lui tombe sur la tête et qu’il ne regagne plus jamais Abidjan, mais plutôt le chemin de la CPI ou le chemin d’une prison parisienne, c’est encore  le même Alassane Ouattara qui confirma via une Lettre de mission au profit de M. Soro que ce dernier était bel et bien en mission pour le compte de l’Etat ivoirien. Alassane Ouattara ne s’arrête pas là, il tapa par la suite du poing sur la table pour exiger du gouvernement ‘’une vive protestation’’  de celui-ci. Comme pour dire ‘’trop c’est trop’’…Le gouvernement réagira seulement 72 heures après l’acharnement de la justice française sur le président de l’Assemblée nationale de notre pays.

Selon des indiscrétions le président ivoirien ne supporterait plus les agissements et le manque de solidarité de certains de ses collaborateurs vis-à-vis du président de l’Assemblée Nationale. ‘’Je prendrai des mesures sévères contre tout individu qui se propose ou qui contribuera à nuire à l’image de la Côte d’ivoire en voulant s’attaquer à une personnalité du pays’’ aurait menacé Alassane Ouattara. Des propos qui inquiètent déjà au moment où il est annoncé un remaniement ministériel en début d’année prochaine.

Philippe Kouhon ( journaliste indépendant)

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