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Sous la pression de l’alliance, le gouvernement Ouattara accepte enfin une CEI consensuelle

Sous la pression de l’alliance, le gouvernement Ouattara accepte enfin une CEI consensuelle

Un pas important vient d’être franchi concernant la participation de l’opposition à la nouvelle Commission électorale indépendante (CEI).

A l’issue des échanges avec l’Alliance des forces démocratiques de Côte d’Ivoire (AFD-CI), hier, au ministère d’Etat, ministère de l’Intérieur, le gouvernement Ouattara a accepté le principe d’un bureau consensuel de l’organisme chargé des élections en Côte d’Ivoire. «L’Alliance a marqué, aujourd’hui, son accord pour participer effectivement à la Commission électorale indépendante. Mais elle a indiqué qu’elle souhaiterait que le bureau de la Cei soit équilibré et qu’il fasse l’objet de discussions consensuelles. Et nous avons donné notre accord pour travailler dans ce sens. Parce que l’intérêt de la Cei, c’est de faire en sorte qu’elle renforce la démocratie et la confiance entre les partenaires. Il ne s’agit pas de faire une Cei dominée par un camp contre un autre», a indiqué le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko.

L’émissaire du gouvernement a précisé que le bureau consensuel va faire l’objet de discussions entre les différents partis afin que le résultat final redonne confiance à tout le monde. «Nous avons souhaité que le plus rapidement possible, l’Alliance désigne ses membres et que les concertations s’amorcent pour arriver à ce consensus », a-t-il précisé, par ailleurs, tout en saluant l’ambiance chaleureuse qui a prévalu tout au long des échanges avec l’opposition significative.

Le président du Fpi, Pascal Affi N’Guessan, qui conduisait la délégation de l’AFD-CI a, pour sa part, indiqué que l’opposition ivoirienne a toujours marqué son engagement à s’associer au jeu politique et à prendre sa place dans toutes les institutions où elle a une place. «Il y a une loi qui a été votée et qui crée cette nouvelle Commission électorale indépendante à laquelle l’opposition est invitée. Evidemment, nous ne pouvons pas venir sans exprimer notre volonté d’être des acteurs actifs de ce processus et non pour accompagner les autres acteurs électoraux. C’est pour être des acteurs de premier plan pour pouvoir impacter le processus électoral que nous avons souhaité que le bureau soit consensuel », a indiqué le président en exercice de l’AFD-CI.

Il a expliqué qu’au regard de la loi, l’opposition pouvait être dans cette nouvelle CEI sans y jouer un quelconque rôle, sans participer ni au bureau ni aux décisions de l’institution. Il estime que la seule façon pour que l’opposition participe à la fois à la direction de la commission électorale et à la prise des décisions, c’est que le bureau soit consensuel. C’est pour cela, dira-t-il, que « nous avons négocié avec le gouvernement pour qu’au-delà de la loi, un certain nombre de dispositions soient prises à cette fin ».

Pour cette rencontre à l’initiative du gouvernement, Pascal Affi N’Guessan avait à ses côtés d’autres responsables de partis, membres de l’AFD-CI. Notamment Daniel Aka Ahizi (PIT), Danièle Claverie Boni (URD), Ouattara Gnonzié (RPP) et Tia Monné Bertine (UDTCI).

Source : Notre voie

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