Sur les traces des ‘’Kpôklé’’, la nouvelle race de prostituées

Sur les traces des ‘’Kpôklé’’, la nouvelle race de prostituées

Elles font désormais partie du paysage des coins chauds de la ville. Elles, ce sont les Kpôklé ou ces filles prêtes à tenir compagnie aux cavaliers seuls et même à ‘’s’offrir’’ à eux, le temps d’une soirée. Lucarne sur cette prostitution d’un genre nouveau.

Cocody-Deux Plateaux, quartier Bleu Marine. C’est dans cet endroit où foisonnent les maquis que nous avons décidé d’entamer notre enquête sur les Kpôklé. En cette fin du mois de mai, les espaces réservés à la vente d’alcool sont noirs de monde. Mais, les gérants et habitués des maquis auxquels nous tendons notre micro, ce soir-là, décident de ne point se prononcer sur ce sujet. A l’évidence, le sujet paraît sensible. Même les jeunes filles rencontrées sur place font la bouche cousue.

Le lendemain cap sur Yopougon. Quoique la mythique Rue Princesse ait été détruite, cette commune demeure toujours le temple du show en Côte d’Ivoire. Comme ici au quartier Niangon-nord à droite, où nous avons sillonnés trois maquis : Super Sonia, Débonnaire et Chez les Filles. Avec un peu plus de chances, nous arrivons à arracher quelques mots à certains noceurs. « La plupart du temps ce sont des filles que l’on trouve devant les maquis et qui font semblant d’attendre quelqu’un« , avance Sam, un gérant de maquis. Dans de tels cas, les Kpôklé misent sur leur potentiel séducteur pour attirer vers elles des hommes.

Par contre, d’autres parmi elles, exercent dans l’enceinte des maquis, bars ou boîtes de nuit. Le plus souvent en tant que serveuses. « C’est une forme de prostitution déguisée. On les trouve dans les bars. Ce sont des serveuses de bars. Elles te proposent un prix, souvent discutable », nous a révélé Akinos le sage, un noceur patenté.

Tout-terrain

Qu’on les rencontre aux abords ou à l’intérieur des lieux de détente, ces filles de joie ont pour particularité de se livrer à l’acte sexuel en tout lieu. Ce, en fonction du goût du client. Ainsi, les toilettes et recoins des endroits chauds de la nuit se transforment de plus en plus en chambres de passe. « Maintenant, on ne se fatigue plus pour aller à l’hôtel et dépenser. Il suffit juste de se retrouver dans les toilettes et le problème est résolu », nous a confiés un noctambule reconverti.

Et c’est mieux ainsi pour ceux qui veulent passer de bons moments avec une inconnue rencontrée une nuit. Bien souvent, le passage à l’hôtel s’avère lourd de conséquences pour certains noceurs qui, en état d’ébriété, se retrouvent au petit matin, détroussés de tout bien par leur Kpôklé. Ce qui n’est qu’une infirme conséquence à coté des risques de contraction d’infections sexuellement transmissibles ou même encore du VIH Sida.

Hamed Traoré et Mike Koffi

Source: abidjan911

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