L’Etat islamique affirme avoir décapité un... by 20Minutes

Syrie : Le bourreau de James Foley était probablement britannique assure le premier ministre britannique, David Cameron

D’après plusieurs experts, le jihadiste viendrait de la région de Londres. David Cameron a interrompu ses vacances pour mener des réunions de crise.

L’homme non identifié apparaissant sur la vidéo de l’Etat islamique (EI) montrant la décapitation du journaliste américain James Foley est très probablement un Britannique, selon Londres et Washington. Le FBI, le MI5 et l’unité de contre-terrorisme de Scotland Yard’s cherchent à identifier au plus vite cet homme qui dans la vidéo s’exprime avec un accent britannique. «Nous n’avons pas encore identifié l’individu responsable de cet acte, mais pour autant qu’on puisse en juger, il apparaît de plus en plus probable qu’il s’agisse d’un ressortissant britannique», a dit le chef du gouvernement David Cameron au sortir d’une des nombreuses réunions de crise qu’il a présidées dans la journée après avoir interrompu ses vacances. 

«Nous savons qu’un bien trop grand nombre de citoyens britanniques ont voyagé en Irak et en Syrie pour s’adonner à l’extrémisme et à la violence», a poursuivi Cameron. «Notre devoir, c’est de redoubler d’efforts pour empêcher nos concitoyens de partir là-bas.»On estime que, depuis deux ans, entre 400 et 500 Britanniques se sont rendus en Syrie et en Irak. Cette année la police britannique a procédé à un nombre record de 69 arrestations de personnes soupçonnées d’être parties se battre en Syrie, selon le décompte de la BBC, contre 24 en 2013.

Selon le Guardian, qui se fonde sur le témoignage d’un ex-otage détenu un an à Raqqa, le bourreau pourrait être le chef d’une unité de «combattants britanniques» ayant détenu plusieurs otages occidentaux en Syrie. Il se ferait appeler John et serait originaire de Londres. L’ex-otage le décrit comme intelligent, cultivé, et totalement engagé dans le combat jihadiste. Le groupe qu’il forme avec deux autres Britanniques est surnommé «les Beatles» par les autres jihadistes, toujours selon l’ex-otage.

Le journal a interrogé deux experts en linguistique. Le premier, Paul Kerswill, de l’université de York, estime que le bourreau s’exprimerait «en anglais multiculturel» caractéristique de l’East-end londonien. «Il a probablement un background étranger.» Claire Hardaker, de l’université de Lancaster, estime qu’il provient du sud-ouest de l’Angleterre et «plus probablement de Londres, du Kent ou de l’Essex».

Shiraz Maher, du Centre international d’études sur la radicalisation (ICSR) au King’s College de Londres, interrogé par l’AFP, rappelle que «les combattants étrangers qui partent en Syrie ne vont pas là-bas pour être des spectateurs. Ils y vont pour participer pleinement à la guerre, pour être aux avant-postes du conflit». Selon lui, les faits montrent qu’ils «font partie des combattants les plus vicieux et les plus véhéments sur place».

Selon Marc Hecker, chercheur à l’Institut français des relations internationales (Ifri) queLibération avait interviewé en février, jamais les jihadistes «n’ont été aussi nombreux qu’en Syrie, notamment en ce qui concerne les Occidentaux». Le phénomène est d’une ampleur sans précédent. «On évalue à 12 000 ou 13 000 les étrangers venus en Syrie pour combattre avec les groupes jihadistes. En Afghanistan, dans les années 80, il y en avait eu, selon les estimations les plus hautes, 25 000 mais sur une dizaine d’années.»

SOURCE: LIBERATION avec AFP

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