Syrie: Les occidentaux se seraient-ils trompés?

Syrie: Les occidentaux se seraient-ils trompés?

La thèse de Frédéric PICHON (*) dans son livre SYRIE (Editions du Rocher) c’est que l’Occident s’est trompé en Syrie. Un autre analyste, le géopoliticien Luc MICHEL, lui développe la thèse inverse, à savoir que « Washington a voulu, planifié et organisé la déstabilisation de la Syrie ». Il se base sur divers rapports de la CIA, publiés en 2005, et sur une connaissance exhaustive des rapports entre islamistes et USA depuis 1945. Il affirme, à la lecture des géopoliticiens comme Georges FRIEDMAN, que « la stratégie du Chaos est le plan B des américains en Syrie ».

PICHON, lui, accorde le bénéfice du doute aux occidentaux. Quelle est sa thèse ?

Voici comment son éditeur présente le livre : « Au printemps 2011, la Syrie bascule dans une crise politique qui se mue très vite en une atroce guerre civile. En trois ans, ce conflit a fait 150 000 morts, des millions de réfugiés et causé des dégâts irréversibles au patrimoine culturel. Pourquoi ne pas l’écrire ? Sur le dossier syrien, l’Occident s’est trompé. D’erreurs d’appréciation en déclarations intempestives, les grandes puissances, dont la France, ont donné la pénible impression d’une diplomatie de l’improvisation. Les envolées martiales peinent à cacher l’indigence tragique d’une politique parfois menée par des hommes que la complexité du dossier syrien rebute. Aujourd’hui, la Syrie est un sanctuaire pour le Djihad mondial. Comment en est-on arrivé là ? Cet essai répond en tentant d’analyser les simplifications qui ont coûté si cher à tout un peuple »

La thèse plait à la droite française, qui oublie que c’est Sarkozy qui a été, comme en Libye, l’une des chevilles ouvrières de l’agression occidentale contre la Syrie.

« Une étude visionnaire sur les chimères du printemps arabe et la menace djihadiste » commente le quotidien français : « Analyser les crises internationales sans céder à la dictature de l’émotion, c’est la règle à laquelle s’astreint Frédéric Pichon. Après avoir dressé un tableau complet de la mosaïque des peuples qui résident en Syrie -sunnites, alaouites, chrétiens, Kurdes-, il souligne les chimères du «printemps arabe», les illusions d’un néoconservatisme qui ne dit pas son nom et le refus des Occidentaux de voir combien l’opposition syrienne était gangrenée par le djihadisme. Publié en mai 2014, le livre se clôt par un chapitre intitulé: «De guerre lasse, Assad plutôt que le chaos». Trois mois plus tard, l’Etat islamique d’Irak et du Levant est devenu une réalité, le «Djihadistan», une menace tangible (…) Un opus visionnaire, à méditer pour mieux comprendre l’Orient compliqué. »

JVZ / SYRIA COMMITTEES WEBSITE

(*) En savoir plus sur Frédéric Pichon :

Frédéric Pichon est diplômé d’arabe et docteur en Histoire contemporaine. Ancien élève de l’IEP de Paris, il a vécu à Beyrouth et séjourne régulièrement au Proche-Orient depuis 2002, en particulier en Syrie. Il enseigne la Géopolitique en classes préparatoires. Auteur d’une thèse sur la Syrie, il est chercheur associé à l’Equipe Monde Arabe Méditerranée de l’Université François Rabelais (Tours). Consultant médias pour la crise syrienne et le Moyen-Orient, il intervient régulièrement sur les sujets en lien avec la géopolitique de la région.

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Source: syria-committees.org/

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