Téhéran hausse le ton et prévient Washington contre une intervention en Syrie

Téhéran hausse le ton et prévient Washington contre une intervention en Syrie

Au moment où les Etats Unis s’emploient pour former une coalition contre la milice jihadiste wahhabite de l’Etat Islamique (Daesh), Téhéran affiche ses doutes quant aux intentions américaines et à leurs réels objectifs.

Selon le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale Ali Shamkhani, Washington cherche à « violer la souveraineté des Etats, sous prétexte de lutter contre le terrorisme », alors que le président du iranien, Ali Larijani, a lancé une mise en garde contre une intervention militaire américaine en Syrie.

« Les jouent avec le feu dans la région et doivent savoir qu’ils ne peuvent attaquer la Syrie sous prétexte de lutter contre l’Etat islamique en Irak et au Levant () », a dit M. Larijani cité par l’agence ISNA.

Larijani a émis des doutes sur la capacité des frappes américaines à éradiquer Daesh dans la région et sur les intentions des Américains.

«  Chaque fois que les Américains sont incapables de réaliser leurs objectifs à travers les Nations Unies ou le , ils recourent à former une coalition. Comme ils ont fait ultérieurement en formant une coalition contre l’Iran, il font de même avec la Syrie ».

Et Larijani de conclure : «  Si les Etats-Unis pensent pouvoir déstabiliser la situation intérieure en Syrie en y effectuant des , ils se trompent, tout ce qu’ils feront se répercuta contre eux… Ils doivent savoir que s’ils attaquent les Etats de la région (…), plus personne ne pourra contrôler la région et la mèche sera allumée ».

Ali Shamakhani Téhéran hausse le ton et prévient Washington contre une intervention en Syrie

Même son de cloche de la part de Shmakhani qui a accusé Washington de chercher à « violer la souveraineté des Etats, sous prétexte de lutter contre le terrorisme ».

« Sous prétexte de lutter contre le terrorisme, les Etats-Unis veulent poursuivre leur politique unilatérale et violer la souveraineté des Etats », a déclaré Ali Shamkhani, secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale, cité samedi par l’agence officielle iranienne, IRNA.

« L’action des Etats-Unis vise à détourner l’attention de l’opinion publique mondiale du rôle central de ce pays et de ses alliés dans la création, l’armement et le développement des groupes sous prétexte de (vouloir) faire tomber le pouvoir légal en Syrie », a-t-il souligné.

L’Iran, principal allié régional de la Syrie, accuse les Etats-Unis, certains pays européens ainsi que l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie, de financer et armer les groupes rebelles syriens, favorisant ainsi, selon Téhéran, l’émergence de groupes jihadistes wahhabites comme l’Etat islamique ou le Front al-Nosra.

L’Iran, poids lourd de la région, soutient les gouvernements, syrien et irakien mais aussi les Kurdes d’Irak dans leur lutte contre les jihadistes sunnites.

Le président de la région autonome du Kurdistan irakien Massoud Barzani a récemment affirmé que l’Iran avait été le premier pays à fournir des armes aux combattants kurdes pour repousser les jihadistes qui voulaient prendre le contrôle de la capitale Erbil.

Les Etats-Unis, qui mènent depuis début août des aériens contre Daesh , lui ont déclaré la guerre et tentent de mettre sur pied une coalition internationale contre ce groupe extrémiste wahhabite armé responsable d’atrocités en Irak et en Syrie.

Selon l’agence américaine du renseignement (CIA), l’EI compte « entre 20.000 et 31.500″ combattants en Syrie et en Irak.

Source: almanar.com.lb

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