Terreur à Koumassi hier :Les transporteurs s’affrontent. Bilan 3 blessés par balles

Terreur à Koumassi hier :Les transporteurs s’affrontent. Bilan 3 blessés par balles

Les populations de la commune de Koumassi ont été réveillées, hier, aux premières heures du jour par des coups de feu émanant de transporteurs armés.

Trois blessés par balles, hier, au sein des transporteurs dans la commune de Koumassi. Précisément à la gare routière du célèbre « grand carrefour » de cette commune. Abdoul Kasaï dit salam, traoré chaka alias déchainé, Kuyo pacôme dit paco sont les victimes, en question. tenez-vous bien.

Ce ne sont pas des professionnels des armes, à feu qui sont à l’origine de ces blessés admis au chu de treichville. mais bien des civils ! puisque ce sont des transporteurs rivaux, qui, aux premières heures du jour, à 4 h du matin, ont donné l’assaut.

Le récit de Tago Gadji Yves, secrétaire général du groupe de régulation du transport ( gort), une fédération syndicale couvrant les communes de Koumassi, Treichville, marcory et Port-Bouët, se veut édifiant. « Ils sont arrivés à 4h du matin par vague. Nos éléments travaillaient déjà, ils encaissaient l’argent aux chauffeurs desservant les différentes lignes. La première colonne qui est arrivée, a collaboré avec nous. Nous ne doutions de rien, car nous sommes tous des transporteurs, des syndicalistes. Or, ce sont des éclaireurs. Nous avons découvert le danger quant ils ont fait appel aux autres assaillants en leur disant que nous sommes en nombre insuffisant. Il n’en fallait pas plus pour qu’ils envahissent notre gare, munis d’armes à feu, de gourdins et d’armes blanches. Et c’est lorsque certains de nos éléments se sont échappés et nous ont alertés, que nous avons fait appel aux forces régulières. Parce que nous ne voulions pas nous rendre justice, malgré que nous avions reçu un renfort d’Abobo ». Il était 10h 30 quand l’interlocuteur s’adressait à notre équipe de reportage au grand carrefour de Koumassi, théâtre de l’attaque.

Qui quelque temps plutôt, avait reçu la visite du ministre de la défense, paul Koffi Koffi, venu aux nouvelles. Il y régnait un calme précaire. policiers, militaires frci et policiers onusiens qui se sont interposés entre les parties en conflit par des tirs de sommation jusqu’à 6h du matin, à en croire des témoins interrogés sur place, étaient encore présents sur les lieux. « Ce n’est pas une gare routière des papas, ils ont déjà trop mangé, nous n’allons pas nous laisser faire » fulminaient des « gros bras », véritables montagne muscles, au coeur des attroupements, à l’opposé du site des forces de l’ordre, qui, elles, veillent à la non obstruction du boulevard Giscard d’Estaing.

Mais pourquoi une attaque contre cette gare routière qui toujours, selon des témoins, est attaquée pour la deuxième fois depuis le mois de mai dernier par les mêmes individus? « Ce sont les mêmes qui ont assassiné le camarade N’gaye il y a deux ans. Ils avaient chassé de force nos responsables légitimes en 2010, avant d’être évincés en janvier 2014 à l’issue d’une rencontre dite de réconciliation qu’ils ont boycottée.

Ces derniers pensent que nous avons des liens avec le colonel Wattao. Ils nous attaquent parce qu’ils se disent que nous sommes affaiblis parce que le colonel Wattao connaît actuellement une disgrâce au sein de l’Armée », poursuit Tago Gadji Yves.

Plusieurs noms étaient sur les lèvres, s’agissant de l’attaque
perpétrée contre la gare routière de Koumassi carrefour. Ce sont notamment Solo Kaïra, Ispolo, Gaoussou, Ita et Leguenn. Présentés comme les chefs de file des assaillants, nos recherches pour avoir leur version des faits, sont restées
vaines.

Félix Teha Dessrait

Source: Notre Voie

 

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