Touré Mamadou, cadre du RHDP répond au député de Port-Bouet : « Notre constat de la frustration haineuse de KKB, ressort d’un incident dont nous avons été témoin lorsque nous étions bloqués au Golf ».

Touré Mamadou, cadre du RHDP répond au député de Port-Bouet : « Notre constat de la frustration haineuse de KKB, ressort d’un incident dont nous avons été témoin lorsque nous étions bloqués au Golf ».

Suite à la sortie du député KKB contre les actions du Président Ouattara et le Rassemblement des Houphouetistes pour la démocratie et la paix (RHDP), Touré Mamadou, jeune cadre du RHDP a animé conférence de presse, le mardi 22 juillet. Il avait à ses cotés des parlementaires issues du PDCI et du RDR.

Monsieur le SG du G25

Mesdames et messieurs les Députés

Monsieur le président de la Fondation Espoir PDCI

Mesdames et messieurs les responsables des organisations de jeunesses proches du RHDP

Mesdames et messieurs les journalistes

Chers amis de la presse,

Je voudrais commencer mes propos en vous disant merci d’avoir répondu à notre invitation.

Le mercredi 16 juillet 2014, KONAN Kouadio Bertin, député de PORT BOUET a animé une conférence presse à la veille de la visite du président de la république française M. François Hollande. Ce point de presse s’est transformé en attaques contre la commission électorale indépendante, contre chef de l’Etat et l’alliance du RHDP.

En tant que jeune cadre du RHDP, nous nous sommes sentis interpellés et notre point de presse du jour vise à rétablir la vérité sur les mensonges distillés par le député de Port-bouet et donner nos sentiments sur les agissements de celui que le Président BEDIE appelle le « soldat perdu ».

I- Notre part de vérité

Lors de son point de presse le député Konan Kouadio Bertin a abordé la question de la commission électorale indépendante, la gouvernance du Président de la République et le RHDP.

1. La commission électorale indépendante

S’agissant de la commission électorale indépendante, le député de PORT BOUET affirme que la CEI dans sa forme nouvelle est non indépendante, confligène, déséquilibrée, structurellement partiale et en mission commandée pour un camp. Il récuse également la participation de monsieur Youssouf Bakayoko à la nouvelle CEI et l’accuse d’être responsable des 3000 morts de la crise post-électorale parce qu’il aurait mal conduit le processus électoral.

Avec ces propos d’une extrême gravité qui donnent une autre lecture de la crise postélectorale et de ses conséquences, nous sommes tentés de penser que le député de Port-bouet fait preuve de mauvaise foi ou est atteint d’amnésie. En effet, nous rappelons que la CEI dans son ancienne forme comprenait 31 membres et était composé comme suit :

– 1 représentant du Président de la République ;

– 1 représentant du Président de l’Assemblée Nationale ;

– 1 représentant du Président du Conseil économique et social ;

– 2 magistrats désignés par le Conseil Supérieur de la Magistrature ;

– 2 avocats désignés par le Barreau ;

– 1 représentant du ministre chargé de l’Administration du Territoire ;

– 1 représentant du ministre chargé de la Sécurité ;

– 1 représentant du ministre chargé de l’Economie et des Finances ;

– 1 représentant du ministre chargé de la Défense ;

– 2 représentants de chaque Parti ou Groupement politique ayant au moins un député à l’Assemblée nationale ou ayant remporté au moins une élection municipale, de Conseil régional, de Conseil général ou de District;

– 3 représentants des mouvements ayant revendiqué la rébellion armée commencée en septembre 2002, sous réserve de la mise en œuvre du processus de désarmement.

La nouvelle nomenclature de la CEI qui a été définie avec l’aide des experts du NDI ne comprend que 17 membres. En plus, les représentants des mouvements ayant revendiqué la rébellion armée commencée en septembre 2002, sous réserve de la mise en œuvre du qui ont été supprimés :

– Le représentant du président de l’Assemblée nationale a été supprimé ;

– Le représentant du président du conseil économique et social a été supprimé ;

– le ministère de l’intérieur qui avait 2 représentants en a désormais un seul.

Mieux, on enregistre l’entrée de la société civile et des religieux. Cela ne peut que renforcer l’indépendance et l’impartialité de cette commission. La nouvelle CEI est donc une formule améliorée de l’ancienne CEI.

Récuser Youssouf BAKAYOKO et le présenter comme le responsable de la crise postélectorale et ses conséquences est une injure à notre mémoire collective. Laurent GBAGBO, dont KKb apparait aujourd’hui comme l’un des porte-paroles, a été identifié par tous comme le responsable principal de la crise postélectorale et des conséquences qui en ont découlées. Mieux, en plus des chars qui avaient été déployés pour empêcher la CEI de faire son travail, l’un de ses représentants DAMANA Pickass, a déchiré les procès-verbaux devant les caméras des médias du monde entier, empêchant le porte-parole de la CEI de proclamer des résultats des élections. KKB, invité en Août 2011 sur IvoireTV disait : « OUATTARA a clairement gagné les élections à l’issue du second ». (Vidéo disponible sur youtube)

Par ailleurs, c’est la CEI présidée par Youssouf BAKAYOKO qui a organisé les élections législatives qui ont permis à KKB d’être aujourd’hui député de Port Bouet. Pourquoi donc KKB ne remet-il pas en cause sa propre élection ? Où bien, le président de l’ancienne CEI que KKB accuse de tous les maux aujourd’hui, était-il devenu subitement bon pour les élections législatives? Pourquoi ce jugement à géométrie variable ?

2. Les attaques contre le chef de l’Etat

En déclarant que le Président de la république est le responsable de l’instabilité sociopolitique qu’a connu la Côte d’Ivoire durant la décennie passée et en lui prêtant des propos du type : « Je frapperai ce pouvoir corrompu au bon moment, et il tombera comme un fruit mur » et « Je rendrai ce pays ingouvernable », il ne fait que servir du réchauffé à l’opinion et s’essaie à un jeu auquel son maître Laurent GBAGBO a échoué devant le monde entier lors du face à face qui l’a opposé en 2010 au candidat Alassane OUATTARA.

En affirmant également que sous la gouvernance du Président de la république, les ivoiriens ne mangent pas à leur faim, n’arrivent pas à se soigner ni à envoyer leurs enfants à l’école encore moins avoir un emploi ou un logement décent et que les libertés publiques ne sont pas garanties et la situation sécuritaire précaire, KKB nous donne à penser qu’il ne vit pas en Côte d’Ivoire ou qu’il sort d’une planète se trouvant à des années-lumière de la terre, ou encore qu’il est simplement négateur des évidences.

Mesdames et messieurs les journalistes voici la réalité de la situation socioéconomique actuelle de notre pays :

a. Au plan social

En vue de l’amélioration du niveau de vie de ses concitoyens, le Président de la république a pris diverses mesures.

Ainsi, il a rehaussé le SMIG qui est passé de 36000FCFA à 60000 FCFA et débloqué les avancements des fonctionnaires qui étaient gelés depuis près trente ans, ce qui a permis à certains d’obtenir une augmentation substantielle de leurs revenus.

La levée des nombreux barrages sur les routes est aujourd’hui une réalité, ce qui a réduit les rackets et facilité la libre circulation des biens et des personnes sur l’ensemble du territoire.

Le programme présidentiel de logements sociaux est en pleine exécution et permettra à plus de 60 000 ivoiriens d’acquérir leur premier logement.

Aussi, tous les experts sont unanimes qu’avec le maintien du taux de croissance actuel qui depuis trois ans tourne autour de 9%, le taux de pauvreté sera réduit de 25% d’ici 2017.

b. Au plan de l’éducation

Dès son accession au pouvoir le Président de la République a fait de l’éducation et de la formation un axe d’actions prioritaires. Toutes les universités publiques ont été rénovées. 3000 jeunes enseignants contractuels recrutés dans les lycées et collèges pour combler le déficit existant depuis de nombreuses années. Dans le primaire 19597 instituteurs ont été recrutés.

En 3 ans, déjà 45 collèges et 6856 classes du primaire, alors qu’en 10 ans, de 2000 à 2010, seulement 15 collèges et 6000 classes avaient été construites.

c. Au plan de la santé

Tout comme l’éducation la santé bénéficie de nombreux investissements. En effet, dès son arrivée au pouvoir en avril 2011, le Président de la république a mis en place la gratuité totale des soins, qui a évolué par la suite vers une gratuité ciblée sur les personnes les plus vulnérables. Un programme de réhabilitation de plusieurs hôpitaux, de centres de santé et de construction d’hôpitaux généraux est en cours. L’hôpital général d’Adjamé a été inauguré la semaine dernière.
Pour la réhabilitation des différents CHU qui étaient devenu obsolètes, le Président de la République a fait dégager 3 milliards de FCFA.

d. Au plan de l’emploi et des investissements

Au titre de l’emploi, des avancées réelles sont enregistrées. Selon le ministère de l’emploi, c’est un peu plus d’un million d’emplois, dont plus 900 000 emplois dans le secteur informel et 150 000 dans le secteur formel qui ont été déjà créés.
Il faut donc reconnaitre que la situation de l’emploi s’améliore même si l’emploi reste un défi à relever au regard de la grave situation dont le Chef de l’Etat a hérité.

Au titre des investissements, la Côte d’Ivoire est désormais attrayante. En effet, la BAD est revenu en Côte d’Ivoire. Le forum « Investir en Côte d’Ivoire 2014 » organisé par le CEPICI a enregistré 3000 participants venus de plus de 120 pays. Aussi, la réforme des procédures de création d’entreprises permet désormais de créer une entreprise en 24 heures avec 15000 FCFA, au lieu de 6 mois avec plus de 700 000 FCFA comme on le faisait avant. Ainsi, le CEPICI a enregistré la création de près de 2700 nouvelles entreprises en 2013.

L’amélioration du climat des affaires est d’ailleurs confirmée par le doing business.

e. Au plan des nominations

Le Président de la république a mis en place un comité appelé « comité restreint » dirigé par le Premier Ministre et qui comprend plusieurs ministres. Ce comité, chargé d’analyser et de valider toutes les nominations à de hautes fonctions de l’Etat, a permis un meilleur équilibre dans les nominations sur des bases de compétences. Inscrivant ainsi l’éthique au cœur des nominations.

f. Au plan de la sécurité et de la justice

Au niveau de la sécurité et de la justice, des avancées sont également enregistrées. Ainsi, le pays n’est plus divisé depuis l’arrivée du président Alassane OUATTARA au pouvoir. L’administration est redéployée sur toute l’étendue du territoire. L’indice de sécurité est passé de 3.8 à 1.3. De sorte que le Président français, François HOLLANDE a pu dire que la Côte d’Ivoire à le même niveau de sécurité que New York ou Genève.

S’agissant de la justice, s’il est vrai qu’à l’arrivée du Président de la république au pouvoir l’appareil judiciaire était en lambeaux, il faut dire que le système judiciaire a connu des avancées notables. Par ailleurs, le Président de la république a décidé que tout auteur d’exactions ou crimes sera jugé.

Toutefois, KKB a beau jeu de dire que la justice ne fonctionne pas parce qu’après avoir mis le feu à Bonon, il est allé tenir des propos graves à Diogonéfla opposant les communautés autochtones et allogènes lors des élections municipales.

3- L’alliance RHDP

Concernant le RHDP, à qui KKB doit dire merci d’avoir fait de lui député, ses tentatives pour mettre en mal cette alliance sont vaines. Au demeurant, la posture actuelle qu’il a adoptée et qui tend à jeter le discrédit sur toutes les actions du gouvernement, mêmes les plus saluées, à s’attaquer aux différents leaders de cette alliance et à prendre à son compte les thèses défendues par les partisans de l’ex-président, KKB ne peut plus légitimement revendiquer son appartenance au RHDP et doit avoir le courage de démissionner.

Au regard de tout ce qui précède, nous posons la question de savoir : quelles sont les motivations réelles de KKB ?

II- Nos sentiments sur l’homme et ses allégations

Mesdames et Messieurs, les journalistes ;

Notre analyse des attaques infondées de KKB contre le Président de la république, le gouvernement, le RHDP et ses leaders, nous a conduit à conclure que le député KKB s’est lancé dans cette campagne par frustration et par dépit, parce qu’il n’aurait pas eu ce qu’il escomptait. Nous avons enfin compris que KKB a jeté le masque.

1. KKB, UN ETERNEL FRUSTRE

Notre constat de la frustration haineuse de KKB, ressort d’un incident dont nous avons été témoin lorsque nous étions bloqués au Golf.

En effet, dès l’annonce du premier gouvernement de 12 membres au Golf Hôtel, KKB, alors Président de la JPDCI avait fait une crise. Il avait dénoncé la nomination de certaines personnalités comme Patrick Achi, Kouassi Adjoumani et bien d’autres membres du PDCI qui ne seraient pas plus compétents que lui.

Mieux, après la formation des gouvernements d’après crise et malgré son élection comme Député, KKB a continué de clamer qu’il n’avait pas été récompensé à son aise. Et depuis lors, il est devenu virulent mettant à nue sa vraie nature, sa duplicité.

2. LA DUPLICITE DE L’HOMME

La duplicité de KKB n’est plus à démontrer. Il est RHDP quand il pense glaner un présent. Quand il n’y a pas de gain, il retourne à ses sentiments réels. En effet, plusieurs faits rendent évident le double jeu que KKB a toujours eu vis-à-vis du RHDP et de ses leaders.

D’abord, cette duplicité, c’est blé Goudé qui l’a relevé le premier pendant le débat qui a opposé jeunes LMP et RHDP pendant la campagne électorale du second tour. A l’époque, Blé avait révélé sa duplicité aux yeux de tous les téléspectateurs sans que notre directeur adjoint de campagne charg édes jeunes ne puisse apporter de démenti. Blé Goudé avait remis à lui et Atsé Jean claude de l’argent pour donner un mot d’ordre contraire à celui de Bédié appelant à voter le candidat Alassane Ouattara.

Ensuite des proches de Blé GOUDE nous ont révélé que depuis qu’en 2004, alors que le G7 projetait une manifestation pour réclamer l’application des accords politiques de sortie de crise, KKB qui participait aux réunions de coordinations organisées au siège du PDCI à cocody, informait régulièrement l’adversaire sur toutes les stratégies arrêtées et les noms des principaux animateurs. Cette marche rappelons-le s’est soldée par 120 morts selon l’ONU.

KKB a également été une taupe pour le compte de Laurent GBAGBO au Golf Hôtel pendant la crise postélectorale. Il collectait des informations qu’il relayait au camp Gbagbo. Le Ministre Kobenan Kouassi Adjoumani l’a dit dans sa lettre ouverte du 08 juillet 2013 adressée au député de port-bouët.

En plein blocus alors, les militants les plus lambda du RHDP se faisaient massacrer en villes, KKB personnage facilement identifiable a pu sortir assortir du golf hôtel dit-il pour aller se faire établir un acte administratif à la marie de cocody. En réalité il s’agissait d’un prétexte pour aller rentre compte à ceux pour qui il travaillait dans l’ombre.

Enfin, le « nouveau porte-parole » des pro-Gbagbo devrait dire merci au Président Alassane Ouattara pour son humanisme au lieu de le vilipender. En effet pendant la crise post- électorale il bénéficié des largesses du Président pour aller se faire opérer d’une hernie discale en France.

Mesdames et messieurs les journalistes, KKB appelle à l’avènement de nouveaux dirigeants à la tête de la Côte d’Ivoire, pour notre part au niveau des jeunes cadres du RHDP, nous sommes satisfait du bilan du Président de la République et de son gouvernement. Nous allons nous mobiliser pour lui donner une majorité confortable en 2015.

Fait à Abidjan le 22 juillet 2014

Mamadou Touré

Jeune cadre du RHDP

—————————————————————–

Lire également: “Attention danger!: KKB dans le viseur des pro-Ouattara. Voici une série d’articles à charge contre lui

 

About admin

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.