Très amer, Daniel Valls révèle: «François Hollande était trop sûr de lui, arrogant, il croit toujours être le meilleur»

Très amer, Daniel Valls révèle: «François Hollande était trop sûr de lui, arrogant, il croit toujours être le meilleur»

Assez discret depuis sa réélection (de justesse) dans la première circonscription de l’Essonne, Manuel Valls est au coeur d’un portrait réalisé par M, le magazine du Monde. Celui qui a été premier ministre avant de redevenir “simple” député ne mâche pas ses mots à l’égard de François Hollande. “On ne se voit pas. Je n’ai rien à lui dire. Et lui non plus, sans doute“. Les deux hommes qui ont dirigé la France de concert ont, semble-t-il, pris leurs distance l’un envers l’autre.

Malgré tout, l’ex-Premier ministre se laisse aller à quelques petites confidences. Notamment, au sujet d’Emmanuel Macron. Valls et Hollande auraient en effet abordé le sujet lors d’une de leurs dernières rencontres. “Tu n’as rien fait car tu pensais que le missile était dirigé contre moi. Or, il était dirigé contre toi”, aurait ainsi souligné Manuel Valls qui reproche également “l’arrogance” du socialiste. “Son arrogance l’a conduit à laisser faire car il était trop sûr de lui, il croit toujours qu’il est le meilleur”. 

Depuis plusieurs mois, Manuel Valls a en tout cas enchaîné les déconvenues politiques : il s’est fait battre lors de la primaire de la gauche par “le petit” Benoît Hamon, il s’est ensuite fait recaler par “La République en Marche” d’Emmanuel Macron lorsqu’il a annoncé son intention de rejoindre la majorité présidentielle, il a quitté le PS et, finalement, il n’a remporté le deuxième tour des législatives que pour une centaine de voix… Mais la bête politique n’est pas morte. “Je n’étais pas candidat pour être candidat mais pour survivre. Je ne pouvais pas rester sur la défaite de la primaire. J’ai envie de peser. De quelle manière? Je ne sais pas encore. Il ne sert à rien de se précipiter. Ma vie politique est encore devant moi”, assure-t-il.

“Je sais que j’ai pris une partie de la foudre du quinquennat. J’ai une part de responsabilité. C’est vrai, je suscite la violence”, déclare Manuel Valls qui conclut en soulignant qu’il “faut être capable de reconnaître ses erreurs”. 

Source: lalibre.be

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