Tribunal militaire d’Abidjan: le ministre Joël N’Guessan affirme que Sidiki Bakaba a voulu l’assassiner

Tribunal militaire d’Abidjan: le ministre Joël N’Guessan affirme que Sidiki Bakaba a voulu l’assassiner

Le procès des neuf gendarmes proches de l’ex-chef de l’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo s’ est poursuivi ce jeudi avec la comparution du commandant, Séka Yapo Anselme dit Séka Séka qui a nié en bloc les faits de violation de consigne de désertion et de meurtre qui lui sont reproché par le tribunal.

“Je n’ai pas violé de consigne car à l’époque des faits, c’est Laurent Gbagbo qui avait prêté serment devant le Conseil constitutionnel et moi je ne faisais qu’obeir aux ordres en ma qualité d’aide de camp de la première dame,” a déclaré le Commandant.

Malheureusement tous les témoins à charge ont essayé de contredire, l’ancien aide camp de Simone Gbagbo.

Le premier témoin, le capitaine Kouakou Kan Roland également poursuivi par le tribunal a indiqué qu’il a été témoin de la tentative d’assassinat d’un élève officier gendarme à l’école de la Gendarmerie.

“Je n’ai pas fourni de carburant au Commandant Seka. Je vaquais à mes occupations lorsque j’ai entendu un coup de feu. Je suis sorti et renseignements pris, il m a été dit que le Commandant Séka a tiré dans le pied de l’élève officier Tiacho,” a expliqué le capitaine, puisque Séka Yapo Anselme avait quelques minutes plutôt affirmé qu’il était à l’Ecole pour s’ approvisionner en carburant.

Selon lui, après cet incident, il a demandé au Commandant de quitter l’Ecole et s’est par la suite éloigné de lui.

Le lieutenant victime de l’agression, Tiacho André Jean a également témoigné contre le Commandant, une fois à la barre.

Ce dernier a reconnu son arme a laché une balle par inadvertance au moment où il faisait l’inspection de celle-ci.

Selon lui, quand la scène s’ est produite, il a été interpellé automatiquement par le Commandant qui lui a demandé de la lui remettre et il s’ est exécuté.

“Il a pris l’arme entre mes mains et a tiré une balle dans mon pied gauche et m’a indiqué que c’est lui qui commande ici et rien ne doit se faire sans son autorisation” a ajouté le lieutenant, plaidant pour justice soit rendu afin qu’il soit dédommagé vu le préjudice que l’acte du Commandant lui a fait subir.

Le témoin à charge le plus attendu était incontestablement, le ministre Joël N’Guessan, conseiller de l’actuel chef de l’Etat ivoirien au moment des faits.

Ce dernier reproche au Commandant d’avoir froidement abattu l’un de ses gardes ainsi trois autres de ses compagnons au moment où ils se rendaient à son domicile après avoir rendu visite le 8 avril 2011 à sa soeur, la génitrice de Stéphane Kipré, le président de l’UNG, lequel l’aurait sauvé la vie même s’il ne l’a pas mentionné dans ses explications lorsqu’il ont été arrêtés par Séka Yapo Anselme et ses hommes à Angré à quelques mettre de la CNPS.

“J’ai décliné mon identité et ils nous ont intimé l’ordre de nous coucher. Séka Séka s’est approché de nous l un de mes gardes de corps qui l’avait identifié nous a fait comprendre le danger que nous courrons. Je me suis alors présenté comme étant l’oncle de Stéphane Kipre,” a-t-il martelé.

Les quatre compagnons du ministre abattus par Séka Séka et ses hommes ce jour là sont, le chauffeur Yapo Arsène et les trois gardes de corps Frank Ndouba, Traoré Zié et Yacouba.

“Je n’ai pas l’identité de ceux qui ont abattu mes trois gardes mais je peux dire que c’est Séka Yapo Anselme qui a abattu mon chauffeur avant de frotter le sang de ce dernier sur mon habit en me menaçant de rendre vers le véhicule qui devait me conduire à la résidence de Gbagbo,” a-t-il poursuivi.

Sur l’assassinat de son chauffeur, il a par moment changer de version lorsque la défense lui a demandé de confirmer que c’est le Commandant qui lui avait porté le coup fatal.

“Je l’ai vu l’arme au poing. Je ne l’ai pas vu donner d’ordre,” s’ est rétracté le ministre.

Toujours dans ces explications, le ministre a par ailleurs indiqué qu’après cet acte, le cinéaste Sidiki Bakaba directeur du Palais de la république au moment des faits est descendu d’un véhicule pour filmer le corps sans vie de ses compagnons d’infortune.

Ce dernier aurait selon lui, lancé un cri de joie, demandant par la suite au Commandant Seka Seka de l’abattre car il est témoin de leurs actes.

Wassimagnon, Abidjan

Source: Koaci.com

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