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Trois ans de piétinement autour de la réconciliation: Voici ceux qui bloquent tout autour d’Alassane Ouattara

Trois ans de piétinement autour de la réconciliation: Voici ceux qui bloquent tout autour d’Alassane Ouattara

Cela fait trois ans qu’Alassane Ouattara parle de réconciliation surtout après la mise en place de sa Commission Dialogue Vérité et Réconciliation (CDVR). Trois ans à pas de tortue avec de maigres résultats. La raison est toute simple : Alassane Ouattara lui-même a certes fait un choix sans y croire mais son attitude est surtout le fait de quelques personnes du sérail qui mettent en avant les intérêts claniques.

Amadou Soumahoro, le secrétaire général par intérim du RDR et ministre-conseiller à la Présidence

C’est l’homme qui veut tout contrôler autour d’Alassane Ouattara. Conseiller spécial avec rang de ministre, Amadou Soumahoro, de son petit nom «Tchomba », est également le leader du RDR qui du reste s’oppose à tout schéma de restructuration du parti, en dehors de lui. Le ministre conseiller à la Présidence, solide gaillard au ton belliqueux joue la tour de contrôle dans la maison. Une sorte de gardien du temple mais avec des méthodes de despote. Il fait ombrage à partenaires et adversaires qui voudraient accéder au grand patron Alassane Ouattara. C’est l’anti-Gbagbo de la maison qui rejette toute idée de rapprochement avec le FPI comme s’il avait oublié tous les bienfaits de Laurent Gbagbo du temps du Front républicain et lorsqu’il était ministre du Commerce.

Amadou Soumahoro est l’incarnation de l’aile dure du RDR et milite ardemment pour le maintien des pro-Gbagbo en détention. Un jeune leader, proche du camp Ouattara, et dont nous taisons le nom, s’est vu, un jour, rappeler à l’ordre de la façon la plus véhémente par téléphone, pour avoir prôné la libération de tous les prisonniers de la crise postélectorale. Il en est ainsi chaque fois que l’un des siens penche pour cette option pourtant facteur de réconciliation. Même les journalistes partenaires du RDR sont traités sans ménagement s’ils ne sont pas offensifs à l’endroit du camp Gbagbo. C’est ce qui explique en partie la création et le lancement de son propre journal, « La Matinale ».

Dans la maison Ouattara, l’on raconte qu’il n’a pas des relations toujours amicales avec le ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko qui, d’ailleurs, se méfie beaucoup de lui. Surtout depuis la fin des élections municipales qui ont consacré sa débâcle à Séguéla. Soit dit en passant, dans la guéguerre qui l’oppose à son jeune frère Hamed Bakayoko qu’il soupçonne d’être la cause de sa défaite, Tchomba a, selon des témoins, démantelé la radio locale de Séguéla qu’il avait contribué à installer au cours de son mandat. Il n’est pas l’homme qui pardonne tout de suite. D’où sa préférence pour une ligne dure, sans concession pour le camp Gbagbo. Il a toujours mis en avant la question des victimes de son camp quand bien même le ministre conseiller à la présidence ne mène aucune action en leur faveur. De même qu’il est anti-FPI, Amadou Soumahoro ne fait rien pour le maintien de la coalition RHDP. Moins conciliant, il est toujours prompt à répliquer au moindre son discordant au sein de la coalition.

Amadou Gon Coulibaly, secrétaire général de la Présidence

Sauvé depuis longtemps par son activisme en faveur d’Alassane Ouattara après son éviction de son poste de directeur général adjoint du Bnetd sous Henri Konan Bédié, Amadou Gon Coulibaly voue une fidélité sans faille à son mentor. Plus discret et moins visible depuis qu’il occupe le poste doré et juteux de secrétaire général de la Présidence, le «Lion» (son sobriquet) est l’homme de l’ombre d’Alassane Ouattara. C’est lui le véritable homme de confiance par qui passent les dossiers les plus sensibles.

De par cette position, il influence toutes les décisions de son chef. De sources bien informées, il est de ceux qui ont conseillé à Alassane Ouattara, la déportation à la CPI de Laurent Gbagbo. Tout comme l’autre Amadou de Séguéla, cet Amadou de Korhogo est aussi un adepte de la ligne dure du régime. Anti-FPI, c’est lui qui, en soutien à Bacongo Cissé, alors candidat aux municipales à Koumassi, affirmait qu’on ne revient plus de la CPI lorsqu’on y est incarcéré. Pour lui, ‘’Gbagbo c’est fini’’. C’est d’ailleurs lui, en liaison avec d’autres cadres de la présidence de la République, qui gère le dossier judiciaire de Laurent Gbagbo au plan national en facilitant le travail de l’accusation par la recherche des preuves. De là, à dire qu’il a toujours exercé son droit de véto sur la libération des cadres pro-Gbagbo incarcérés depuis 2011, est un truisme.

Amadou Gon comme Amadou Soumahoro, se pose en défenseur des victimes du RDR quand il s’agit seulement de les évoquer pour susciter l’émotion et garder ainsi une main de fer sur le bourreau tout désigné : le FPI. Pourtant Amadou Gon a occupé le fauteuil de ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture sous Laurent Gbagbo qu’il voue aux gémonies en tout lieu et en tout temps depuis qu’il plastronne à la tête de l’administration présidentielle. Il est un bon conseiller de son patron, lequel reçoit bien ce qu’il attendait de lui.

S. Debailly

Source: Révélation N°97

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