Un camion publicitaire accusé de vanter la prostitution étudiante déambule dans Paris

Depuis ce mardi 24 octobre, à Paris, un camion publicitaire fait le tour des facultés pour inciter les étudiants qui n’ont pas “de prêt” à sortir avec un “sugar dady” en s’inscrivant sur un site de rencontre. “Ça peut être considéré comme du proxénétisme”, estime l’ancien député Sergio Coronado.

Depuis ce mardi 24 octobre, à Paris, un camion publicitaire fait le tour des facultés et lieux d’enseignement pour proposer aux étudiants de rencontrer “un sugar dady/sugar mama” s’ils n’ont pas “de prêt étudiant”. Une publicité pour un site RichMeetBeautiful.fr qui se présente comme “un réseau de rencontres en ligne pour hommes et femmes adultes de plus de 18 ans, à la recherche d’une relation mutuellement avantageuse aussi bien pour l’un que l’autre.”

Sur l’affiche en question, on peut ainsi lire : “Hey les étudiant(e)s ! Romantique, passion et pas de prêt étudiant. Sortez avec un sugar dady/sugar mama”. Un message qui a vivement fait réagir sur les réseaux sociaux, les internautes dénonçant un appel à la prostitution. Bruno Julliard, premier adjoint à la maire de Paris chargé de la culture et des relations avec les arrondissements, a fait savoir qu’il condamnait “avec fermeté la présence de ce camion publicitaire abject à Paris”. La mairie a ensuite annoncé, via son compte Twitter, qu’elle travaillait avec la préfecture de police “pour (…) faire disparaître de nos rues” ces camions publicitaires.

Ce site de “rencontre” qui se propose de mettre en relation des “hommes et des femmes à succès” pour qui “l’argent n’est pas un problème avec un “sugar baby”, un homme ou une femme “de plus de 18 ans attirant(e), ambitieux(se), intelligent(e) et à la recherche d’un mode de vie qui lui permet de réaliser ses rêves et d’atteindre ses objectifs futurs”, n’en est pas à son coup d’essai. Fin septembre, en Belgique, RichMeetBeautiful.fr envoyait déjà ses camions publicitaires devant les universités promettant aux étudiants d’améliorer “leur style de vie” en sortant avec un “un sugar dady/sugar mama”.

Comme le rapporte Franceinfo, l’Université libre de Bruxelles (ULB) avait déposé plainte auprès du Jury d’éthique publicitaire de Belgique, un organe d'”autodiscipline” de la profession. Trois jours plus tard, sous la pression des associations étudiantes et universitaires, le PDG du site, le Norvégien Sigurd Vedal annonçait le retrait de la campagne publicitaire. Un enquête a été ouverte pour déterminer si cette campagne de publicité était constitutive d’un infraction pénale.

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