Un commissaire et un adjoint au procureur dénoncés par un DG dans une affaire de corruption

Un commissaire et un adjoint au procureur dénoncés par un DG dans une affaire de corruption

Des personnes reconnues coupables de vol dans une société de commercialisation du caoutchouc Recherchercaoutchouc naturel ont recouvrés la liberté sur instruction du procureur  du parquet adjoint de Grand-Bassam payant entre temps un pot de vin au commissaire  de police  dans la région du sud-Comoé.

Les faits nous ont été rapportés par le Directeur General de la société en question, « Ivorian Rubber Group » basée à Bonoua qui s’est confié à nous.
Selon le Dr Ali Aman, Directeur General de ladite société, a été constaté d’importantes pertes de caoutchouc naturels d’environ 450 tonnes sur le site pourtant surveillé par une entreprise de gardiennage. Après investigation, le Dr se rendra compte d’avoir été victime d’un vol organisé de caoutchouc  fond de tasse. Ce dernier concoctera alors un plan pour attraper les voleurs tout en avisant le commissariat de police  de Bonoua .

C’est ainsi que le 7 avril 2014, toujours selon les propos rapportés, Ali Aman sera informé de la présence des personnes suspectes sur son site. Son chef de site prendra les indélicats en flagrant délit mais ces derniers plus prompt réussiront à prendre la fuite en abandonnant leur véhicule qui servait à transporter le caoutchouc  naturel volé.

La police  de Bonoua RechercherBonoua et les FRCI se rendront sur les lieux pour constater les faits avant d’interpeller l’un des gardiens commis à la surveillance du site.

Le chef du site qui avait reconnu les voleurs les dénoncera à la police Rechercherpolice, seul le chauffeur du véhicule abandonné sera appréhendé le lendemain par les policiers.

L’infortuné passera aux aveux pour dénoncer l’un du cerveau de la bande répondant au nom de Serge Lobo qui tombera par la suite dans les mailles des forces de l’ordre.

Les malfrats reconnaitront leur forfait et un procès-verbal fut alors établi par l’inspecteur de police Rechercherpolice avant qu’ils ne soient déférés la maison d’arrêt de Grand -Bassam.

Mais curieusement, toujours selon ses propos, grande fut la surprise de Mr Ali Aman de constater que le véhicule saisi par la police  n’était plus au commissariat. Renseignement pris, il sera informé par le commissaire  avoir reçu des instructions de la part de l’adjoint au au procureur  du parquet de Grand-Bassam , moyennant la somme de 200 000 FCFA pour libérer l’engin.

« Apres avoir été déféré, il nous est revenu que la voiture qui avait servi de transport du butin volé a été libéré par le commissaire Recherchercommissaire de police Rechercherpolice de Bonoua RechercherBonoua moyennant la somme de 200 000 francs CFA. Informé, je me suis rendu au commissariat de police  de Bonoua  et rencontrer le commissaire  de police  afin de savoir pourquoi il ne nous a pas informé. Le commissaire  m’a reçu avec une certaine arrogance et m’a fait savoir qu’il a reçu des instructions du procureur adjoint du parquet de Grand Bassam en la personne de Mr. Dezai Alain Joël », révèle Ali Aman lors de notre entretien.

Et au moment où l’affaire suit son cours auprès du juge d’instruction, hormis le gardien du site, tous les mis en causes ont été libérés sans en informer la partie plaignante.

« Bien que nous soupçonnions qu’il s’agît d’un vaste réseau de vol, alors que l’enquête du juge d’instruction suit son cours, nous avons appris avec indignation la libération des mises en cause à l’exception du gardien du site qui reste toujours détenu sans même nous informer. Pour nous il s’agit d’une décision scandaleuse qui a pour but d’étouffer l’affaire et de ne pas démanteler ce vaste réseau de voleurs de caoutchouc  fond de tasse qui sévit dans la région du sud Comoé. Notre indignation est d’autant plus grande quand certains fonctionnaires de la justice se rendent coupables de complicité, même de conspiration et de corruption. On n’est pas juge ou procureur d’une république pour protéger ses amis pris en flagrant délit de vol ou de crime. Le tribunal et le parquet de Bassam et la police  de Bonoua  sont-ils complices de ces délits? », s’est interrogé le DG. Ce dernier n’arrive pas à comprendre que, toujours selon ses propos, le cerveau du gang , Ali dit le « motard », en cavale depuis lors, soit revenu dans la ville sans être interpellé par la police  de Bonoua.

Le Directeur General de « Ivorian Rubber Group » compte saisir le tribunal de première instance d’Abidjan Plateau si les auteurs du vol ne subissent pas la rigueur de la loi tout et demande également des sanctions disciplinaires contre le commissaire  de police  de Bonoua  et l’adjoint au procureur  du parquet de Grand-Bassam.

Notons pour finir que, les ministères de l’intérieur et de la justice sont interpellés sur cette nouvelle affaire aux forts accents de corruption présumée contraire à l’idée de la “République irréprochable” si chère à Alassane Ouattara.

Donatien Kautcha

Source: kaci.com

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