Un libanais accusé d’avoir violé sa fille de 14 ans. Son cousin, un responsable de la communauté libanaise en Côte d’Ivoire, menace d’utiliseer ses rélations avec les Ouattara pou étouffer l’affaire | eburnienews | Diaspora ivoirienne | Actualité Politique | Diaspora africaine en France Un libanais accusé d’avoir violé sa fille de 14 ans. Son cousin, un responsable de la communauté libanaise en Côte d'Ivoire, menace d'utiliseer ses rélations avec les Ouattara pou étouffer l'affaire
Un libanais accusé d’avoir violé sa fille de 14 ans. Son cousin, un responsable de la communauté libanaise en Côte d’Ivoire, menace d’utiliseer ses rélations avec les Ouattara pou étouffer l’affaire

Un libanais accusé d’avoir violé sa fille de 14 ans. Son cousin, un responsable de la communauté libanaise en Côte d’Ivoire, menace d’utiliseer ses rélations avec les Ouattara pou étouffer l’affaire

La petite R., 14 ans, élève en classe de 4ème et sa mère, le visage grave, avaient le cœur meurtrie, hier matin, au cours de la conférence de presse tenue à Abidjan-les deux-Plateaux. Il s’agissait de lever un coin de voile sur une affaire d’inceste commis par un père de famille, El Mohamed Ali, d’origine libanaise et résident à Koumassi.

« Le 13 mars 2014, l’indigne père El Mohamed Ali a fait subir à sa fille une réparation de l’hymen dans une clinique à Marcory. La petite, après plusieurs nuits cauchemardesques et de souffrances a confié à sa mère avoir été violée par son géniteur immoral et amoral. Curieusement, celui-ci qui avait été placé en garde-à-vue à la brigade des mineurs de la préfecture de police d’Abidjan a été relâché. Et selon le commissaire en charge du dossier, le parquet a demandé que le dossier soit communiqué simplement, sans le mis en cause. Trop, c’est trop ! Il est temps de mettre fin à l’impunité dans ce pays», a indiqué, documents à l’appui, Mme Koné Mame, présidente du mouvement des femmes africaines pour l’éveil des consciences, qui avait à ses côtés, la mère de l’adolescente.

La porte-parole des-dites victimes s’est élevée par ailleurs contre les propos tenus par le cousin du père, Ali Sabrahoui, aurait déclaré aux policiers qu’il entretiendrait des relations avec des hautes personnalités du régime actuel. Notamment le couple présidentiel. Et que ces dernières ne permettront jamais l’emprisonnement de son frère, El Mohamed Ali dans cette procédure.

Interrogés hier après-midi par téléphone, El Mohamed Ali a déclaré s’en tenir à sa version déposée à la brigade des mineurs.

« Monsieur, c’est la presse non ? Prenez un Bic. Rendez-vous demain (Ce mercredi 2 juillet 2014, Ndlr) à la préfecture de police d’Abidjan, précisément à la section des mineurs, vous aurez toutes les réponses à vos questions. Le dossier est là-bas et j’ai parlé là-bas. C’est tout », a soutenu, El Mohamed Ali. Quant à m. Ali Sabrahoui, il s’est dit étonné d’être mêlé à cette affaire de viol.

« Je ne sais pas de quoi il s’agit. Vous êtes le cinquième journaliste à m’appeler à ce sujet. Je ne suis pas au courant de cette affaire. Comme je suis un des responsables de la communauté libanaise, peut-être, on veut associer mon nom pour me salir et me soutirer de l’argent. Vouloir mettre mon nom à tout prix me semble bizarre. Allez-y voir au tribunal, dans un commissariat et rappelez-moi pour donner la suite », s’est défendu notre interlocuteur qui dit tomber des nues.

La mère de la victime vit en secondes noces après sa séparation avec El Mohamed Ali, qui a déjà été condamné à plusieurs années de prison ferme en 2005 pour le viol de la nounou de sa fille alors âgée de 2 ans à l’époque, selon les dires de la conférencière. Libéré après un séjour d’un an à la Maca, El Mohamed Ali s’est réfugié au Liban et est revenu en Côte d’Ivoire en 2012 pour réussir à récupérer l’adolescente.

Didier Kéi

Source: Notre Voie N° 4755

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