Un nouveau procès pour “proxénétisme aggravé” s’ouvre contre Dominique Strauss-Kahn (DSK)

Un nouveau procès pour “proxénétisme aggravé” s’ouvre contre Dominique Strauss-Kahn (DSK)

Le procès du Carlton de Lille s’ouvre ce lundi avec en personnage principal DSK. L’ex-patron du FMI, qui a refait sa vie, comparaîtra pour “proxénétisme aggravé”

Le procès du Carlton de Lille s’ouvre ce lundi avec en personnage principal DSK. L’ex-patron du FMI, qui a refait sa vie, comparaîtra pour “proxénétisme aggravé”

Dominique Strauss Kahn n’a plus, à proprement parler, son avenir entre ses mains. Ce lndi 2 février, en effet, l’ancien directeur du FMI est attendu au tribunal correctionnel de Lille. Juridiction devant laquelle ce grand brûlé de la politique comparaîtra pour “proxénétisme aggravé en réunion”, comme l’ont clairement stipulé les juges d’instruction dans leur ordonnance de renvoi datée du 26 juillet 2013.

Un rendez-vous capital donc pour l’ancien leader socialiste foudroyé au firmament de sa carrière politique en mai 2011. Alors qu’il s’apprêtait à annoncer sa candidature à l’élection présidentielle de 2012, pour laquelle il avait déjà les faveurs des sondages, cette perspective a volé en éclat, emportée par une autre affaire de mœurs : le scandale du Sofitel de New York. Si, au terme d’un procès sous haute tension, il a réussi à échapper, comme on le sait, à une condamnation pour viol, ce dossier du Carlton s’annonce tout aussi périlleux pour lui.

Des soirées “d’abattage” et de “carnage”

Et pour cause. Les motivations des juges d’instruction sont d’ores et déjà lourdes. S’appuyant sur les déclarations de plusieurs prostituées et des treize personnes mises en examen dans cette affaire, ils ont acquis la certitude quele rouage essentiel de ces parties fines ayant eu pour cadre la région lilloiseet son milieu libertin n’est autre que Dominique Strauss-Kahn. Qualifié de“pivot central” et de “roi de la fête” par les magistrats instructeurs, l’ex-mari d’Anne Sinclair ne devrait pas échapper, une fois encore, à un nouveau déballage de ses frasques sexuelles.

Et ce d’autant plus que les témoignages de prostituées ayant déjà filtré dans la presse sont, là aussi, accablants. Loin des simples pratiques libertines menées sur la base de consentement réciproques. Dans le cas présent, l’ordonnance de renvoi, publiée par le Figaro, mentionne notamment des soirées “d’abattage”et de “carnage avec un tas de matelas au sol”.

DSK savait-il qu’elles était des prostituées ?

Toutefois, au-delà de ces éléments, il appartiendra surtout au tribunal d’établir si oui ou non Dominique Strauss-Kahn savait que les jeunes femmes qui participaient à ces soirées étaient des prostituées ? En clair, qu’elles étaientexpressément rémunérées pour leurs prestations sexuelles ? Sur ce point l’ordonnance de renvoi livre quelques éléments de réponse, notamment sur la base de certains témoignages : “L’âge et l’apparence des participantes laissaient peu de doute sur leurs activités”. Une allégation réfutée catégoriquement par la défense de DSK.

“Petite”, “cadeau”, “du matériel”

Ce procès devra également mettre en lumière un autre aspect de l’affaire : le degré d’implication de DSK dans l’organisation de ces soirées ? Autrement dit,n’était-il qu’un invité ou, au contraire, participait-il de manière active ? En choisissant les lieux, les dates… Sur ce point la justice compte s’appuyer en particulier sur des SMS qui attesteraient de son implication. Les prostituées de ces soirées étaient ainsi évoquées par le biais de nom de code comme « copines », « du matériel », « cadeau », « petite ».

Nouvelle vie sentimentale

Reste à savoir donc si ce procès ne viendra pas couper définitivement les ailes de DSK ? Un homme qui, depuis l’affaire du Sofitel, n’a pas perdu de temps. Côté privé, s’il s’est séparé d’Anne Sinclair, qui l’a constamment soutenu durant le procès du Sofitel, ses aventures sentimentales suivantes ont continué d’alimenter la rubrique people. Il a ainsi vécu une idylle avec la philosopheMarcela Iacub qui en a fait un livre intitulé “Belle et Bête”. Aujourd’hui, DSK s’affiche au bras de Myriam L’Aouffir avec qui il a officialisé sa relation lors du festival de Cannes 2013.

 Un nouveau procès pour proxénétisme aggravé souvre contre Dominique Strauss Kahn (DSK)
DSK avec Myriam L’Aouffir.© PHOTO AFP ALBERTO PIZZOLI

Sur le plan professionnel aussi DSK a rebondi. D’abord en multipliant les conférences, monnayant judicieusement ses talents d’économiste auprès d’institutions privées comme des Etats. Il est ainsi devenu conseiller de la Serbie et du jeune état, le Soudan du Sud. Sa société, Parnasse, créée en 2012 pour vendre ses conseils, présente un bénéfice 2013 de 766.300 euros pour un chiffre d’affaires de 2,546 millions d’euros.

En revanche, son projet de créer un fond d’investissements au Luxembourg a largement capoté. En effet, son association avec le financier Thierry Leynevire au fiasco. Acculé par les dettes, ce dernier s’est suicidé en octobre 2014 à Tel Aviv.

Alors qu’il a refait sa vie, DSK se voit donc rattraper une nouvelle fois par la justice. Mais, il n’aura pas échappé à ses avocats que, dans cette affaire du Carlton, le parquet avait requis un non-lieu le concernant. Mais quelle que soit l’issue de ce procès, qui promet d’être ultra médiatisé, l’ex patron du FMI va, une fois encore, voir sa vie intime étalée au grand jour.

Proxénétisme : un délit passible de 7 ans de prison

Le délit de proxénétisme est défini dans le code pénal par l’article 225-5 et les suivants, passible de 7 ans d’emprisonnement et 150.000 euros d’amende dans sa forme simple. Lorsqu’il est commis “par plusieurs personnes”, la peine encourue est de 10 ans d’emprisonnement et de 1,5 million d’euros d’amende.

La ligne de défense de Dominique Strauss-Kahn a toujours été de dire qu’ilne savait pas que les jeunes femmes étaient rémunérées, et qu’il pensait assister à des soirées libertines.

 Source: Sudouest.fr

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