Un nouveau rapport de l’ONU révèle 1.129 cas de viol en Côte d’Ivoire, dont 66 % sur des enfants, sous le régime Ouattara

Un nouveau rapport de l’ONU révèle 1.129 cas de viol en Côte d’Ivoire, dont 66 % sur des enfants, sous le régime Ouattara

Un nouveau rapport conjointement publié par l’ONUCI et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) le lundi 11 juillet 2016 révèle que l’impunité continue largement à régner autour des viols commis dans le pays.

Ce rapport présente l’analyse des principales tendances concernant les viols et les tentatives de viol commis en Côte d’Ivoire, entre le 1er janvier 2012 et le 31 décembre 2015, ainsi que l’état des poursuites judiciaires contre les auteurs présumés de ces viols et tentatives de viol, et les obstacles à leur poursuite.

Le rapport de l’ONU a documenté 1.129 cas de viol en Côte d’Ivoire entre le 1er janvier 2012 et le 31 décembre 2015, et a révélé que dont 66% des victimes sont des enfants.

Selon les responsables de l’ONU, la plupart des viols commis en Côte d’Ivoire restent impunis. « On a vu dans ce rapport que 90% des cas sont portés à la connaissance du système judiciaire, de la police ou de la gendarmerie et seulement 18% des cas aboutissent à une condamnation », a déploré Julie de Rivero, le chef par intérim de la division des Droits de l’homme de l’ONUCI.

Les “18%” de cas soit “203 cas”, ont abouti à un jugement suite à une “requalification des faits”. Ce qui veut dire qu’on a jugé ” les viols comme des délits et non comme des crimes pour lesquels les peines encourues sont beaucoup plus lourdes”. Ce qui représente une pratique qui “minimise la gravité des viols”. Cette tendance à minimiser les viols fait dire à Julie de Rivero, la responsable de la division Droits de l’homme de l’ONUCI qu’« il y a un problème d’impunité face au viol en Côte d’Ivoire, en particulier parce que beaucoup de ces cas de viols ont été correctionnalisés, c’est-à-dire que les auteurs n’ont pas été condamnés pour des crimes, mais pour des délits. Donc il est temps maintenant de vraiment traiter ces viols comme des crimes et de trouver la réponse judiciaire adéquate à ce fléau ».

Cette position de Julie de Rivero est partagée par le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hhussein qui précise que «la persistance des viols et de l’impunité à l’égard de leurs auteurs reste l’objet de vives préoccupations et requiert une action urgente». C’est pourquoi l’ONU a recommandé aux autorités ivoiriennes de «veiller à ce que toutes les victimes de violences sexuelles aient accès à la justice (…) en leur fournissant une aide juridique gratuite», entre autres suggestions, pour «lutter efficacement et promptement contre ces crimes», dans son rapport.

Eburnienews.net

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