Un rapport sur les ventes d’armes britanniques qui tombe mal pour David Cameron

Un rapport sur les ventes d’armes britanniques qui tombe mal pour David Cameron

Les États-Unis sont revenus à la charge, le 22 juillet, au sujet de la vente par la France de deux Bâtiments de projection et de commandement (BPC) de type Mistral à la marine russe.

« La livraison de navires de guerre français à la Russie est totalement inappropriée en raison du rôle de Moscou dans la crise ukrainienne », a ainsi estimé la diplomatie américaine.

« Il s’agit d’une question de bon sens », a fait valoir Josh Earnest, le porte-parole de la Maison Blanche. « Nous avons suffisamment de preuves sur le fait que les Russes bafouent les règles internationales et soutiennent les efforts pour violer l’intégrité territoriale de pays souverains indépendants, a-t-il ajouté.

Cette pression sur les autorités françaises pour leur faire renoncer à livrer les deux navires à la Russie vaudra-t-elle aussi pour leurs homologues britanniques? À première vue, l’on pourrait penser que non. Et cela d’autant plus que l’actuel locataire du 10 Downing Street, David Cameron, s’est montré très ferme à l’égard de Moscou tout en critiquant le contrat des deux BPC.

« Franchement, il serait impensable dans ce pays de mener à bien une commande comme celle qu’ont les Français, mais nous devons mettre la pression sur tous nos partenaires pour dire que nous ne pouvons pas continuer à faire des affaires comme si de rien n’était avec un pays quand il se comporte comme ça », a ainsi affirmé le Premier ministre britannique.

Impensable vraiment? Car quelques heures après cette déclaration de David Cameron, un rapport parlementaire britannique a indiqué que le Royaume-Uni continuait d’exporter des armes et de l’équipement militaire vers la Russie, dont des fusils de précision, des munitions, des gilets pare-balle ainsi que des équipements de communication et de chiffrement. Le tout pour 167 millions d’euros.

Certes, le montant de ces ventes est 6 fois moins élevé que celui du contrat des 2 BPC, qui est, en outre, d’une autre nature… Certes, le rapport précise aussi que Londres a suspendu ou retiré 31 licences d’exportation à destination de la Russie… Mais il en reste encore 251. Aussi, il est malvenu de faire la leçon aux autres quand on n’est pas totalement irréprochable. Comme le dit un proverbe antillais, « avant de grimper au cocotier, mieux avoir la culotte propre ». Cela aussi, c’est une question de bon sens.

Source: Opex360

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