Une attaque armée perpétrée contre Bacoubly, un gros campement à la frontière avec le Liberia, fait 1 mort et de nombreux déplacés

Une attaque armée perpétrée contre Bacoubly, un gros campement à la frontière avec le Liberia, fait 1 mort et de nombreux déplacés

Une attaque armée perpétrée contre un campement situé sur le territoire libérien, non loin de la frontière avec la Côte d’ivoire, a fait un mort et un blessé, ainsi que de nombreux déplacés qui ont trouvé refuge sur le territoire ivoirien à Bakoubly, dans le département de Toulepleu.

Ce campement, tenu par des agriculteurs originaires du Burkina Faso, est situé dans une forêt à la frontière entre la sous-préfecture de Bacoubly, dans le département de Toulépleu, et le village de Doyatown, première localité libérienne après la frontière, précise-t-on.

L’attaque, a eu lieu dans la matinée de jeudi, selon des personnes déplacées interrogées par l’AIP à Bacoubly, vendredi. Elles accusent les jeunes de Doyatown d’être à la base de cet assaut.

Une source militaire et le chef du village de Bakoubly, Ouloto Nioulé Alphonse, ont confirmé à l’AIP la mort d’un homme suite à cette attaque, tandis que le blessé a été admis à l’hôpital de Toulepleu.

De nombreux déplacés, essentiellement des hommes, jeunes et adultes, se sont enfuis à Bakoubly où ils sont pour la plupart sans abri, dormant à la belle étoile au marché de la localité. Certains d’entre eux ont été, par contre, accueillis chez des tuteurs.

D’après plusieurs sources, cette attaque fait suite au mécontentement des habitants du village libérien de Doyatown qui n’apprécient pas la présence des Burkinabés dans la forêt qu’ils partagent avec les habitants de Bacoubly, l’aire occupée par les allochtones étant située après la rivière qui marque la frontière naturelle entre la Côte d’Ivoire et le Libéria.

Cet espace, jamais franchi par les habitants de Bacoubly, a été pourtant vendu par des jeunes de Bacoubly, il y a deux ans, à des Burkinabés venus du Sud-ouest ivoirien, notamment de Grabo, Tabou, San-Pédro. Une transaction effectuée sans l’avis des autorités administratives et traditionnelles de Bacoubly ou de Doyatown, qui n’aurait pas été du goût des libériens.

En l’espace de deux ans, les campements créés à cet endroit étaient habités par quelque 3000 personnes, estime le chef Ouloto Alphonse.

Depuis jeudi, un détachement des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) a été déployé à Bacoubly afin d’assurer la protection des déplacés.

Dans la matinée de vendredi, des réunions entre les autorités administratives, les forces de l’ordre et le chef du village de Bacoubly, ainsi que la communauté burkinabé se sont tenues, afin de permettre d’aller chercher le corps de la personne décédée en brousse.

Source: AIP

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