C’est l’un de ses clients qui donnera l’alerte. En mars 2014, un homme prévient la brigade de répression du proxénétisme (BRP). Selon lui, une jeune femme, avec qui il a des relations sexuelles tarifées, est terrorisée par son mac. Lorsque les policiers s’emparent de l’affaire, ils découvrent une histoire sordide, relatée par le Parisien.

La jeune femme, 19 ans, est depuis quelques mois sous la coupe de Malik, un homme de 26 ans. Ils résident à l’hôtel avec la petite amie de celui-ci, dans le Val-d’Oise. Quand un client arrive, les autres occupants de la chambre sortent. Si au début, l’arrangement était de partager les bénéfices, très vite, Malik prend le dessus. C’est lui qui gère les rendez-vous à l’hôtel, mais également la nuit, en banlieue parisienne ou à Paris et à Bruxelles le week-end.

Jusqu’à 40 passes le week-end

Les clients étaient recrutés par Malik, sur un site de rencontre. Sa victime doit se soumettre, en travaillant sept jours sur sept et remettre tout l’argent à son mac, raconte Le Parisien. “Elle faisait jusqu’à 40 passes le week-end et ne pouvait voir son fils qu’une seule nuit par mois, explique son avocate à nos confrères. Elle était réduite en état d’esclavage, on la considérait comme un chien”.

Lors du procès de son bourreau, la jeune femme a été prise d’un malaise et n’a pas pu rester sur place. Malik a été condamné à sept ans de prison et à 75.000 euros d’amende par le tribunal de Bobigny. Il devra également verser 20.000 euros à sa victime ainsi que 20.000 euros à l’association Equipes d’action, qui s’était portée partie civile. Il n’a pas encore indiqué s’il allait faire appel.

Caroline Selanda

Source: Metronews