Vandalisme politique?: Jean Ping cité dans l’affaire de l’incendie de l’ambassade du Bénin à Libreville

Vandalisme politique?: Jean Ping cité dans l’affaire de l’incendie de l’ambassade du Bénin à Libreville

Un véhicule appartenant à  M. Ping aurait permis notamment à  une personne incarcérée dans le cadre de cette affaire, de rallier Oyem, chef-lieu de la province du Woleu-Ntem, dans le nord du Gabon, après s’être évadée de la prison centrale de Libreville.

Selon APA, Jean Ping est poursuivi avec quatre autres personnes. La procédure d’information judiciaire par le parquet de la république de Libreville indique que Jean Ping et Cie sont poursuivis pour incendie volontaire de l’ambassade du Bénin et pour les actes de vandalisme posés dans la nuit du 12 avril 2015.

Elisée Boris N’nang alias Bobo et ses complices ont été inculpés et écroués le 4 mai 2015 par un juge d’instruction.

La même source poursuit qu’après s’être évadé de prison dans la nuit du 4 mai, grâce à  la complicité de l’officier de permanence, Boris N’nang à  quitté précipitamment Libreville à  bord d’un véhicule de type Pajero de couleur noire appartenant à  M. Ping.

Conduit par Rodrigue Evoung, un individu se présentant comme un membre de la sécurité de l’ancien président de l’UA, le véhicule a acheminé l’évadé à  Oyem.

Une fois dans le chef-lieu de la province du Woleu-Ntem, affirme APA, N’nang alias Bobo s’est vu proposer la somme de deux millions de FCFA par Rodrigue Evoung, le garde de corps de M. Ping, pour continuer sa fuite vers un pays voisin.

Il aurait refusé le deal et décidé de rester sur Oyem, où il a été rattrapé par les éléments de la police judiciaire locale après deux mois de cavale.

Dans une déclaration à  la télévision nationale, vendredi dernier, la procureure de la république du tribunal de Libreville, Sidonie Flore Ouwé, a indiqué que l’enquête sur les circonstances de l’évasion se poursuit et les complices répondront de leurs faits au moment opportun.

La procureure a précisé que, selon les dispositions du code pénal gabonais, un détenu qui, par quelque moyen que ce soit, s’évade d’une maison de détention pénitentiaire ou au cours d’un transfèrement, est puni d’un emprisonnement de trois mois à  deux ans.

En revanche, toute personne qui aura préparé ou aidé, par quelque moyen que ce soit ou de quelque lieu que ce soit, l’évasion ou la tentative d’évasion d’un détenu, sera puni d’un emprisonnement d’un à  trois ans et d’une amende de 50 000 ou 100 000 FCFA ou de l’une de ces deux peines.

L’ambassade du Bénin avait été incendiée, lors des violentes manifestations qui ont secoué Libreville à  la suite de l’annonce du décès, le 12 avril 2015 à  Yaoundé au Cameroun, d’André Mba Obame, le secrétaire exécutif de l’Union nationale (UN).

Alain Serge

Source: Oeil d’Afrique

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