Venezuela : l’opposition rejette toute «menace militaire étrangère» après les propos de Trump

Venezuela : l’opposition rejette toute «menace militaire étrangère» après les propos de Trump

L’opposition au président vénézuélien Nicolas Maduro a rejeté dimanche «la menace militaire de toute puissance étrangère», deux jours après les déclarations du président américain Donald Trump évoquant une possible «option militaire».

Pas d’intervention militaire étrangère pour résoudre la crise au Venezuela. Dans un communiqué qui ne cite pas nommément M. Trump, la coalition de la Table pour l’unité démocratique (MUD), qui regroupe une trentaine de partis, a rejeté «l’usage de la force ou la menace de l’appliquer, de la part de n’importe quel pays, au Venezuela». Un communiqué qui répond aux propos tenus par Donald Trump vendredi. «Nous avons de nombreuses options pour le Venezuela, y compris une possible option militaire si nécessaire», avait lancé le dirigeant américain, déclenchant la colère non seulement du gouvernement vénézuélien mais aussi de nombreux pays d’Amérique latine comme le Brésil, le Mexique ou encore la Colombie.

La déclaration a en effet rappelé de mauvais souvenirs dans la région où la dernière intervention militaire américaine date de 1989, quand les Etats-Unis avaient envahi le Panama pour déloger son président, Manuel Noriega. Le gouvernement du président Nicolas Maduro, confronté à une vague de manifestations qui a fait 125 morts en quatre mois, a accusé Donald Trump de mettre en péril la paix et la stabilité en Amérique latine. La MUD, de son côté, estime dimanche que c’est Nicolas Maduro qui est en train de «transformer le pays en une menace régionale» et de promouvoir une «intervention cubaine», l’île communiste étant l’un de ses principaux alliés. Elle accuse le dirigeant socialiste d’«isoler» le Venezuela «du reste du monde, surtout de pays frères et voisins qui ont été nos alliés historiques».

«L’unique chemin à la paix est le rétablissement de la démocratie. Nous, les Vénézuéliens, nous exigeons l’organisation d’élections libres à tous les niveaux», a ajouté la coalition. Une série de sanctions américaines ont par ailleurs été adoptées cette semaine à l’encontre de huit responsables vénézuéliens impliqués dans la mise en place de cette Assemblée constituante jugée «illégitime». Début août déjà, les Etats-Unis avaient infligé des sanctions au président vénézuélien qu’ils ont qualifié de «dictateur». Washington et Caracas, qui n’ont plus d’ambassadeurs respectifs depuis 2010 mais dont les relations s’étaient quelque peu améliorées à la fin du mandat de Barack Obama, conservent des liens économiques et commerciaux étroits, avant tout dans l’industrie pétrolière.

Source:  leparisien.fr

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