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Tout savoir sur le virus Ebola by lemondefr

Vers un traitement contre le virus de Marburg, très proche de celui d’Ebola

Un nouveau traitement génique a permis pour la première fois de guérir des singes malades infectés par le virus de Marburg, très proche de celui d’Ebola, ouvrant potentiellement la voie à des vaccins et thérapies efficaces contre sesagents pathogènes dévastateurs.

Il s’agit des premières recherches à identifier une protection contre le virus de Marburg, particulièrement la souche d’Angola, la plus dangereuse, avec un taux de létalité de 90 %, jusqu’à trois jours après l’apparition des symptômes, explique Thomas Geisbert, professeur de microbiologie à l’université du Texas. Il est le principal auteur de ces travaux parus mercredi 20 août dans la revue américaine Science Translational Medicine.

« Il est essentiel cliniquement de pouvoir traiter les sujets jusqu’à trois jours après l’infection, quand le virus est détectable avec un test génétique et qu’apparaissent les premiers signes de la maladie », ajoute Ian MacLachlan, directeur général de la firme canadienne Tekmira Pharmaceuticals, principal coauteur de cette recherche.

Ces chercheurs se sont concentrés sur sept gènes de l’ADN du virus qui codent des protéines, dont deux permettent sa réplication et constituent les cibles de leur traitement expérimental. Cette stratégie antivirale génétique doit permettretout au moins pour le virus d’être efficace contre ses différentes souches, précise le professeur Geisbert, qui souligne que cette approche peut aussi s’appliquer à Ebola contre toutes ses différentes variantes virales.

Il a expliqué avoir mené une étude, publiée en 2010 dans la revue Lancet,testant cette technique sur la même espèces de singes, infectés avec Ebola mais seulement au tout début de l’infection avant l’apparition des symptômes. Le virus de Marburg présente un taux de létalité et une évolution des symptômes de l’infection – fièvre, maux de tête, diarrhée – tellement similaires à Ebola qu’il est cliniquement impossible de les différencier, relèvent ces chercheurs.

« NOUS IGNORONS OÙ SE SITUE LE POINT DE NON-RETOUR »

Marburg et Ebola sont les seuls membres de la famille des filovirus, détectés pour la première fois en Afrique respectivement en 1967 et 1976 (lire notre article sur la découverte d’Ebola). Ces deux agents viraux, qui comptent chacun différentes souches, provoquent une fièvre hémorragique grave chez les humains et les singes. Le professeur Geisbert précise :

« Il arrive un point où ces deux virus ont fait tellement de dégâts dans l’organisme qu’aucun traitement ne peut sauverles malades et nous ignorons encore où se situe exactement le point de non-retour dans l’évolution de la maladie. Il est, de ce fait, impératif de trouver des traitements efficaces. »

DEPUIS 1967, 389 MORTS 

Il existe un vaccin expérimental et au moins deux sérums qui se sont montrés efficaces contre Ebola chez des singes. Un essai clinique de phase 1 doitdébuter chez des humains au début de septembre pour le vaccin, qui pourraitêtre prêt en 2015. Un des deux sérums, le ZMapp, a été utilisé avec des résultats encourageants sur deux missionnaires américains malades rapatriés aux Etats-Unis, mais n’a pas encore fait l’objet d’étude clinique.

Pour le virus de Marburg, il n’y a pas de vaccin et il n’existait pas jusqu’alors d’agent thérapeutique expérimental pouvant arrêter les symptômes chez les primates, souligne le Dr Geisbert. Les singes sont un bon modèle de recherche pour des traitements et vaccins antiviraux.

Le virus Ebola est actuellement responsable d’une épidémie d’une ampleur sans précédent au Liberia, en Sierra Leone, en Guinée et au Nigeria, qui a fait au moins 1 229 morts sur 2 240 cas depuis février, selon le dernier bilan de l’OMS au 16 août.



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