Voici le cartel de manipulation de l’or

Voici le cartel de manipulation de l’or

La Deutsche Bank, la Banque de Nouvelle-Écosse, la Barclays Bank, la HSBC, la Société Générale, UBS et d’autres banques occidentales réputées, ont récemment été accusées de manipuler les prix de l’or et de l’argent, les marchés à terme, les options et autres dérivés, pendant des années.

Remarquablement, le 14 Avril, la Deutsche Bank a admis avoir été impliquée dans une conspiration avec d’autres membres d’un cartel et a accepté d’en donner les noms à la Cour fédérale des États-Unis.

«Nous nous attendons maintenant, vu que la Deutsche Bank a parlé, à voir émerger d’autres révélations sur les combines concernant les marchés de métaux précieux, et donc à confirmer ce que certains dénonciateurs disaient depuis longtemps: que le marché des métaux précieux a été truqué depuis le début», a rapporté le blog Zero Hedge le 14 avril.

L’auteur américain, chercheur et consultant en risque stratégique F. William Engdahl, fait écho à Zero Hedge dans son article pour New Eastern Outlook.

Ce n’est pas la première fois que les banquiers de Wall Street et d’autres institutions financières internationales ont été repérés à trafiquer le prix des métaux précieux, notamment le prix de l’or, souligne Engdahl.

«La première fois que je suis tombé sur la preuve que certaines grandes banques internationales et Wall Street, en coopération avec la Réserve fédérale, ont délibérément manipulé le prix de l’or mondial, était à la suite de l’effondrement des marchés boursiers internationaux d’Octobre 1987, quand l’indice boursier Dow Jones a perdu 23% en une seule journée», raconte le consultant.

En effet, le 19 octobre 1987, les États-Unis ont connu un grave accident financier: en un jour, ce fameux lundi noir, le Dow Jones a rapidement perdu 508 points. Le crash a provoqué de profondes inquiétudes concernant l’inefficacité apparente du système monétaire étatsunien.

«John Crudele, un exceptionnel journaliste financier du New York Post et John Williams, un économiste exceptionnel du Shadow Government Statistics, m’ont informé des rapports sur la manipulation de l’or au moment où ils apparaissaient, poursuit Engdahl.

La raison de cette manipulation, visiblement orchestrée par Alan Greenspan [le patron de la Fed à l’époque, NdT], était d’empêcher une ruée des investisseurs paniqués, vendant leurs actions et leurs obligations à risque pour acheter de l’or. Si l’or avait profité de la panique boursière, il aurait bien pu signifier la fin précoce du système dollar. Il a donc tout fait pour empêcher une hausse de l’or», souligne Engdahl.

La révélation de la fraude de la Deutsche Bank, mi-avril, a déjà eu un effet domino: un jour plus tard, deux procès contre l’infâme cartel, y compris la Banque de Nouvelle-Écosse, ont été lancés à la Cour supérieure de justice de l’Ontario, au nom des investisseurs en or et en argent du Canada.

«C’est seulement la partie émergée de l’iceberg: avec les aveux officiels de la Deutsche Bank, d’innombrables autres plaignants vont entrer dans le jeu, et tous ceux qui peuvent avoir perdu de l’argent en faisant le commerce de l’or et de l’argent au cours de cette période de 15 ans vont sûrement exiger des compensations financières», a écrit zéro Hedge.

Qu’est-ce que cela signifie pour le marché de l’or?

Selon Engdahl, ces révélations ont porté un coup dur à la crédibilité des banques occidentales.

Il suggère que dans ce contexte, des marchés alternatifs de l’or, comme celui de Shanghaï, vont avoir un intérêt particulier pour les investisseurs étrangers. «Cela pourrait bien être le début d’une nouvelle ère de l’or, au sens littéral comme au sens figuré», fait remarquer le chercheur.

Source: Reseauinternational.net

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