Voici le discours mémorable d’Agnes Kraidy prononcé le 19 avril 2005 au nom de “200 femmes pour Gbagbo”

Voici le discours mémorable d’Agnes Kraidy prononcé le 19 avril 2005 au nom de “200 femmes pour Gbagbo”

Excellence, Monsieur Laurent Gbagbo, Président de la République de Côte d’Ivoire, c’est avec beaucoup d’émotion, de douleur, mais aussi de confiance et de bonheur que nous avons reçu votre invitation à venir vous rencontrer en ce jour mémorable du mardi 19 avril 2005. Jour d’autant plus important qu’il participe du décompte des jours qui nous rapprochent, définitivement, nous l’espérons et le souhaitons avec conviction et engagement, de la paix. Nous, femmes de Côte d’Ivoire, avons toujours opté pour la paix…

C’est au nom de la paix que depuis septembre 2002, nous sommes restées debout, afin que notre Terre, notre Pays, notre Nation, notre République, reste debout.

C’est au nom de la paix que nous avons toujours dit non à la violence, refusé cette guerre absurde et ignoble d’une rébellion armée, composée certes de certains de nos frères et fils égarés, mais surtout financée et activée par des pays que nous croyions frères, pour des intérêts tout aussi obscurs que multiformes.

C’est encore au nom de la paix que nous avons consenti tant de sacrifices, afin que nos enfants, nos frères, nos époux, nos soeurs qui ont été massacrés, morts du fait de la rébellion armée qui nous assaille depuis bientôt trois longues et douloureuses années, reposent en paix et sachent qu’ils ne sont pas morts pour rien.

C’est au nom de la paix que nous célébrerons toujours la mémoire de nos vaillants soldats morts pour notre patrie, afin que nous soyons encore là.

C’est au nom de la paix que nous veillons, nuit et jour, sur ce pays-nôtre, ce pays qui nous donne le droit d’exister, ce pays que nous nous devons de protéger, de sauver, afin que demain, nos enfants soient là, ici, chez eux et fiers d’être des Ivoiriens.

C’est au nom de la paix que nous ne devons pas brader notre souveraineté, notre liberté, notre indépendance, nos valeurs, nos principes, notre Constitution. Car nous avons pour obligation de sauver notre nation.

Au nom de la paix donc, que n’avons-nous pas cédé? Même notre droit de victimes, nous nous faisons violence pour ne pas en user pour ne pas tomber dans le cercle vicieux de la vengeance et de la haine.

Au nom de la paix, nous acceptons que ceux qui nous volent, nous mutilent, nous défigurent, nous violent, nous transmettent le virus du sida, nous assassinent soient récompensés par des postes ministériels et décident donc d’un avenir qu’ils ne nous reconnaissent pas.

Au nom de la paix, nous continuons d’entretenir des rebelles qui massacrent nos enfants qui n’ont, eux, pour seule arme que le drapeau de leur pays.

Au nom de la paix, point de haine dans nos coeurs de mères qui saignent.

Nous, femmes, avons la double responsabilité de la vie et de la survie de la nation.

C’est par nous que la vie est.

C’est toujours par nous que la vie sera.

Nous ne pouvons donc être des tueuses de vies.

Nous, femmes de Côte d’Ivoire, avons toujours défendu tout ce qui donne sens à notre nation.

Souvenons-nous de nos grande mères, mères, grandes soeurs, amies, cousines, tantes, qui hier, c’était le 24 décembre 1949, se sont levées, les mains nues, pour dire non au colon.

C’était à Grand-Bassam, la première capitale de notre futur pays.

Comme elles, nous portons aujourd’hui, la flamme de la libération de notre pays.

Comme elles, hier, nous, aujourd’hui, les mains nues, disons non au re-colonisateur.

Tant que nos coeurs battront, tant que nous vivrons, nous formerons autour de notre pays un rempart pour protéger nos enfants.

Nous voulons la paix.

C’est au nom de la paix que vous, avec nos bénédictions, prières et soutiens, faites inlassablement le tour du monde à la recherche de solutions viables pour nous et notre avenir.

Vous traquez la paix, même dans ses retranchements les plus lointains.

En septembre 2002, alors que notre pays brûlait sous les flammes assassines des feux d’assaillants et de terroristes, vous êtes rentré au pays pour vous mettre devant le peuple, votre peuple.

D’autres à votre place auraient pris le chemin de l’exil douillet et feutré.

Parce que vous êtes un chef, le chef.

Et depuis, vous n’avez cessé de rentrer en négociations avec les rebelles: Accra l, Lomé, Linas-Marcoussis, Mali, Burkina-Faso, Accra II, Accra III, Libreville. permettez que nous ne citions pas toutes les escales que vous avez faites au nom de la paix.

Vous les connaissez mieux que nous et vous seul savez ce que vous avez du avaler, ravaler, endurer, subir.

Au nom de la paix, vous avez accepté Marcoussis, ce médicament amer qui ne soigne aucun mal, mais au contraire le développe et l’aggrave; ce costume mal taillé, ces résolutions inapplicables, ces accords contre-nature; ces accords iniques qui vous niaient votre droit d’exister.

Au nom de la paix, vous acceptez, parce que Marcoussis vous l’impose, au Gouvernement, des personnes qui n’ont pour seule ambition que de mettre la nation en péril.

Leur seul mérite: la prise des armes.

Au nom de la paix, vous vous êtes permis parfois de violer le principe de la séparation des pouvoirs, en vous immisçant dans le domaine réservé des représentants du peuple.

Au nom de la paix, malgré l’interdiction faîte par notre Constitution, vous avez déposé, sur la table de nos députés, le projet de modification de l’article 35, alors que le pays est toujours divisé.

Toujours, au nom de la paix, vous avez été le seul à avoir appliqué Marcoussis, même dans ses dispositions les plus humiliantes:
un Premier ministre dit de consensus a été nommé par vous.

Il avait été prévu que vous lui délégueriez tous les pouvoirs à vous confiés par le peuple.

Des rebelles encore en armes sont au Gouvernement par décret signé par vous;

La loi d’amnistie a été votée, non seulement en faveur des militaires comme le préconisent les accords, mais elle a été étendue aux civils sur votre intervention;

Nos députés aussi ont appliqué Marcoussis, comme prévu par Marcoussis, dans le respect de notre Constitution, Constitution reconnue par les accords de Marcoussis.

L’article 26 de la loi sur le code du foncier rural a été révisé;

La loi sur la Commission des droits de l’Homme a été votée;

La loi sur l’identification des personnes et le séjour des étrangers en Côte d’Ivoire a été votée;

La loi sur la composition de la Commission Electorale Indépendante a été votée;

La loi sur le code de la nationalité a été votée;

La loi sur le financement des partis politiques a été votée; Quant aux autres lois prévues par Marcoussis: la loi sur la communication qui devait être proposée par un rebelles ministre, a fini, en dépit de son absence par être votée, grâce à vous.

La loi pour l’indemnisation des victimes de guerre ne viendra pas sur la table de nos députés du fait de l’incapacité du premier responsable de ce ministère et de ses collaborateurs.

Et pourtant, ces victimes, les leurs, ploient sous le poids de la souffrance et de la misère, dans le silence coupable de la communauté internationale.

Malgré tous ces sacrifices consentis par vous et votre peuple, point de paix à l’horizon: Les rebelles sont toujours armés et tiennent sous le joug de leurs armes, nos soeurs, nos frères, nos enfants, otages de leur sanguinaire dessein.

Et maintenant Pretoria.

Une fois encore, au nom de la paix, vous êtes allé à Tshwane, l’ancienne Pretoria.

Une fois encore, comme vous ne cessez de le démontrer à la face du monde, vous vous êtes surpassé, parce que vous êtes grand, pour négocier la paix avec ceux qui continuent de faire souffrir votre peuple, notre peuple.

Une fois encore, vous avez signé des accords.

Les accords de Tshwane, au pays de Mandela.

Ces accords ont le mérite d’être africains.

Signés dans un grand pays africain, un pays frère qui a montré au monde le chemin de la résistance, du combat pour la dignité de l’Afrique retrouvée.

Et sous la houlette d’un grand homme, un panafricaniste qui, comme vous, ne transige pas avec la loi fondamentale et les principes fondateurs qui sont l’essence même d’une nation.

Excellence Monsieur Laurent Gbagbo, Président de la République de Côte d’Ivoire, les accords de Tshwane sont une victoire pour notre pays.

Une victoire pour nous, les femmes de Côte d’Ivoire.

Une victoire pour l’Afrique toute entière.

Et surtout une victoire pour le peuple de Côte d’Ivoire.

Peuple qui a su faire preuve de maturité et de patriotisme face à ces accords, contrairement aux attentes de la France chiraquienne.

Excellence Monsieur Laurent Gbagbo, Président de la République de Côte d’Ivoire, nous constatons que la communauté internationale a décidé de contourner le référendum, seule et unique voie de modification de l’Article 35 de notre Constitution, parce qu’elle connaît le résultat.

Nous nous félicitons que Monsieur le Président de la République, vous ayez réussi à sauvegarder notre Constitution.

Nous nous félicitons de ce que Tswhane, contrairement aux accords de Linas-Marcoussis, vous restituent vos pleins pouvoirs.

Nous nous félicitons d’avoir obtenu: «la cessation immédiate et définitive de toutes les hostilités et la fin de la guerre sur tout le territoire national».

nous félicitons d’avoir obtenu le désarmement immédiat et sans conditions des rebelles.

Nous nous félicitons que le Président MBeki ait rappelé au Premier ministre de réconciliation nationale que les pouvoirs que vous lui avez délégués en le nommant sont suffisants pour la mission qui est la sienne.

Nous nous félicitons de savoir que la RTl doit être utilisée pour favoriser l’unité et la réconciliation nationale et d’apprendre que les émissions de la RTl doivent couvrir immédiatement l’ensemble du territoire national.

Nous nous félicitons que les accords de Tshwane consacrent la mort des accords de la banlieue parisienne, Linas Marcoussis, médicament si amer que notre corps a fini par rejeter.

Et pourtant, Monsieur le Président, ces accords de Tshwane, tout en permettant la réunification de notre pays, les retrouvailles entre filles et fils de notre chère nation, lèvent des inquiétudes pour nous, femmes de Côte d’Ivoire:

En effet, en son point sur la sécurité dans les zones occupées, il est dit que «600 rebelles seront recrutés et formés suivant les critères nationaux de la Gendarmerie et de la Police en vigueur.

Ces éléments recevront une formation accélérée par la section de la police de l’Onuci.

Ces éléments seront déployés aux côtés des forces de l’Onuci.>> Doit-on comprendre, Monsieur le Président de la République, qu’il s’agit là d’une armée parallèle légalisée par l’Onuci ?

En son point sur la sécurité des rebelles membres du Gouvernement, il est écrit: «les parties signataires du présent accord ont accepté le plan pour la sécurité» des rebelles devenus ministres du Gouvernement de réconciliation nationale.

Monsieur le Président de la République, de quel plan s’agit-il? Nous voudrions savoir.

En son point sur la Commission Electorale Indépendante, il est écrit que «les parties signataires du présent accord conviennent d’apporter les modifications quant à la composition, l’organisation et le fonctionnement de l’actuelle Commission électorale indépendante.

Monsieur le Président de la République, la nouvelle loi, version Tshwane, enlève à certains membres de la Commission qui en jouissaient auparavant le droit de vote pour le confier à de nouveaux venus, alors que l’équité et l’esprit de -justice eurent voulu que tous aient ce droit de vote.

Du coup, la rébellion, espace de négation de la démocratie, donc du droit de vote, contrôle désormais la Commission électorale indépendante.
Monsieur le Président de la République, nous devons comprendre.

En son point sur l’organisation des élections, les partis signataires du présent accord «ont admis que les Nations unies soient invitées à prendre part aux travaux de la Commission électorale indépendante.

A cet effet, elles ont donné mandat au médiateur, son Excellence Thabo Mbeki, d’adresser une requête aux Nations unies au nom du peuple ivoirien, en vue de leur participation dans l’organisation des élections générales.

Les parties demandent que la même requête soit adressée aux Nations unies en ce qui concerne le Conseil constitutionnel.

Les critères nationaux de la Gendarmerie et de la Police en vigueur.

Ces éléments recevront une formation accélérée par la section de la police de l’Onuci.

Ces éléments seront déployés aux côtés des forces de l’Onuci.» Doit-on comprendre, Monsieur le Président de la République, qu’il s’agit là d’une armée parallèle légalisée par l’Onuci ?

En son point sur la sécurité des rebelles membres du Gouvernement, il est écrit: «les parties signataires du présent accord ont accepté le plan pour la sécurité» des rebelles devenus ministres du Gouvernement de réconciliation nationale.

Monsieur le Président de la République, de quel plan s’agit-il? Nous voudrions savoir.

En son point sur la Commission Electorale Indépendante, il est écrit que «les parties signataires du présent accord conviennent d’apporter les modifications quant à la composition, l’organisation et le fonctionnement de l’actuelle Commission électorale indépendante.»

Monsieur le Président de la République, la nouvelle loi, version Tshwane, enlève à certains membres de la Commission qui en jouissaient auparavant le droit de vote pour le confier à de nouveaux venus, alors que l’équité et l’esprit de justice eurent voulu que tous aient ce droit de vote.

Du coup, la rébellion, espace de négation de la démocratie, donc du droit de vote, contrôle désormais la Commission électorale indépendante.
Monsieur le Président de la République, nous devons comprendre.

En son point sur l’organisation des élections, les partis signataires du présent accord «ont admis que les Nations unies soient invitées à prendre part aux travaux de la Commission électorale indépendante.

A cet effet, elles ont donné mandat au médiateur, son Excellence Thabo Mbeki, d’adresser une requête aux Nations unies au nom du peuple ivoirien, en vue de leur participation dans l’organisation des élections générales.

Les parties demandent que la même requête soit adressée aux Nations unies en ce qui concerne le Conseil constitutionnel.

Les Nations unies doivent s’assurer à ce que leur mission d’intervention sollicitée soit appuyée par un mandat et des pouvoirs appropriés à l’accomplissement de leur mission».

Cette disposition des accords de Twshane, que nous percevons comme une négation de notre souveraineté ne nous mettrait-elle pas sous tutelle onusienne? Excellence, Monsieur Laurent Gbagbo, Président de la République de Côte d’Ivoire, nous devons comprendre.

En son point sur la composition du Conseil d’administration de la Radio télévision ivoirienne (RTl), «il a été décidé de restituer à la RTl le statut dont elle jouissait avant le 24 décembre 2004»

En son point sur la nouvelle saisine de l’Assemblée nationale, il est clairement dit que les lois déjà votées seront à nouveau amendées par le Gouvernement et soumises encore à nos représentants, à l’hémicycle.

En son point sur le financement des partis politiques, il est écrit que «les signataires du présent accord ont admis d’étendre le principe du financement des partis politiques aux partis politiques non représentés au Parlement, en raison du contexte politique qui a prévalu par le passé».

Monsieur le Président de la République, nous ne comprenons pas que toutes les lois votées par le Parlement soient toutes remises en cause.
Cela équivaudrait-il à soumettre cette noble Institution, espace d’expression de notre souveraineté, à un mandat impératif ?

En son point sur l’éligibilité à la Présidence de la République, il est écrit: «Les participants à la rencontre ont discuté de l’amendement de l’article 35 de la Constitution.

Ayant écouté les points de vue des différents leaders ivoiriens, le médiateur s’est engagé à se prononcer sur ce sujet après avoir consulté le Président de l’Union africaine, Son Excellence Olusegun Obasanjo, et le secrétaire général des Nations unies, son Excellence Kofi Annan.

La décision issue de ces consultations sera communiquée aux leaders ivoiriens.

Le médiateur fera diligence pour régler cette question».

A cet effet, par courrier en date du 13 avril 2005, le médiateur de l’Union africaine, le Président Thabo MBeki demande à S.E.M le Président Gbagbo de faire usage des pouvoirs attribués au Président au terme de la Constitution de la Côte d’Ivoire, en particulier l’article 48, pour donner force de loi à la décision du médiateur, concernant l’amendement de l’article 35.

Ainsi donc, tous les signataires de l’accord de Twshane seraient candidats à l’élection présidentielle.

Dans sa lettre, le Président MBeki affirme aussi, à propos de l’article 48, qu’ «il est évident que l’intégrité territoriale de la Côte d’Ivoire est menacée d’une manière grave et immédiate, et que le fonctionnement régulier des autorités constitutionnelles a été interrompu».

Que nous dit l’article 48? «Lorsque les Institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements internationaux sont menacées d’une manière grave et immédiate, et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exceptionnelles exigées par ces circonstances après consultation obligatoire du Président de l’Assemblée Nationale et de celui du Conseil Constitutionnel».

A l’examen, l’article 48 édicte des conditions cumulatives et, dans le cas de la Côte d’Ivoire, si l’intégrité territoriale est gravement menacée du fait de la séparation en deux entités, du pays, en revanche, les Institutions constitutionnelles que sont: la Présidence de la République, l’Assemblée nationale, le Conseil constitutionnel, la Cour suprême, le Conseil économique et social, la Grande Chancellerie, la Grande Médiature, en un mot, toutes les Institutions fonctionnent et n’ont jamais été remises en cause.

Cela justifie pleinement qu’il ne soit pas recouru à l’utilisation de cet article.

Il faut éviter, Monsieur le Président de la République, de créer de graves précédents qui pourraient vous être opposés à l’avenir par ceux-là mêmes qui exigent aujourd’hui le recours à cet article, alors que toutes les conditions de son utilisation ne sont pas réunies.

Ainsi donc, la communauté internationale demande à la Côte d’Ivoire de suspendre sa CONSTITUTION et d’accepter, de façon exceptionnelle, que tous les signataires de Linas-Marcoussis soient candidats à l’élection présidentielle.

Nous proposons que le Médiateur prenne la responsabilité de nous le signifier sans s’en référer à l’Article 48 qui, pour nous; est totalement inapproprié.

Et nous, les femmes de Côte d’Ivoire, serions prêtes à soutenir le Médiateur dans la réalisation de cette instruction si les conditions suivantes sont remplies:

1 – Le désarmement immédiat des rebelles et la réunification de notre pays;

2 – Le départ de la force Licorne, disqualifiée par la politique chiraquienne, afin que notre pays soit réunifié;

3 – Le nettoyage du fichier électoral;

4 – La suspension exceptionnelle du processus de” naturalisation jusqu’à la fin des élections générales de 2005;

5 – La révision de l’accord de Tswhane par rapport à la composition de la CEI;

Excellence, Monsieur Laurent Gbagbo, Président de la République de Côte d’Ivoire, la paix véritable ne sera obtenue que dans la vérité et la justice.

Et, parce que, nous, femmes de Côte d’Ivoire vous soutiendrons, vous devez rester serein.

Nous réussirons à ramener la paix dans notre cher pays.

Que Allah, Lago, Gnamien, Dieu vous bénisse abondamment et qu’il protège la Côte d’Ivoire.

Agnès Kraidy

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