Voici les hommes clés de la future administration Trump

Voici les hommes clés de la future administration Trump

Donald Trump a conquis la Maison blanche entouré d’un cercle restreint et à l’écart de l’establishment républicain. A l’heure où le futur président constitue son équipe gouvernementale, Trump pourrait récompenser ceux qui l’ont soutenu et renouer les liens avec ceux qui l’ont combattu.

La plupart des élus républicains avait choisi de ne pas soutenir Donald Trump lors du lancement de sa candidature en juin 2015 et pendant les primaires qu’il a remportées en mai 2016. Beaucoup l’ont même combattu, à l’image des deux derniers candidats républicains à la présidentielle : Mitt Romney (battu en 2012) a qualifié Donald Trump de “rigolo, d’imposteur” et John McCain (battu en 2008) lui a retiré son soutien pour ses remarques sur les femmes et les prisonniers de guerre. Trump avait déclaré “j’aime les gens qui ne se font pas capturer” (or McCain a été prisonnier au Vietnam). A cause de ce passif, le nouveau président n’a pu compter que sur une équipe resserrée pour gagner l’élection : “un cercle de fidèles”, explique Dan Cassino, professeur de sciences politiques à la Fairleigh Dickinson University, “on s’attend à ce que Donald Trump les récompense en les nommant à des positions élevées au gouvernement car s’il y a bien une chose que Trump apprécie, c’est la loyauté.”

Mike Pence, le vice-président apaisant

Mike Pence le vice président apaisant Voici les hommes clés de la future administration Trump

L’homme qui sera à “un battement de cœur de la présidence” représente le lien qui n’a pas été rompu avec le Parti républicain. Mike Pence, 57 ans, incarne l’élu conservateur traditionnel, marié à la même femme depuis 32 ans (quand Trump en a eu trois), élu au Congrès pendant 12 ans, gouverneur de l’Indiana depuis 2009, chrétien fervent et l’un des piliers du Parti républicain. Mike Pence est opposé à l’avortement, au contrôle des armes, au mariage gay, il a voté contre la réforme de la santé d’Obama et avait apporté sa voix au projet de George Bush de privatiser la sécurité sociale en 2005. Les conseillers de Trump ont poussé pour qu’il soit choisi comme colistier afin de servir de pont avec les élus républicains dont beaucoup avaient déclaré que Trump n’était pas qualifié pour être président, un lien qui pourrait lui permettre de conserver de l’influence au sein de la future administration. Durant la campagne, Mike Pence avait su aussi parler aux électeurs du Midwest, dont l’Indiana fait partie.

Chris Christie, l’ambitieux contrarié

Chris Christie lambitieux contrarié Voici les hommes clés de la future administration Trump

Ex-étoile montante du Parti républicain, âgé de 54 ans, le populaire et médiatique gouverneur du New Jersey a échoué dans sa candidature à la primaire républicaine avant de rallier Donald Trump en février. Décrit comme modéré, il n’en reste pas moins fidèle aux principes de son parti : opposé au contrôle des armes, à l’avortement et au mariage gay. Son avenir est assombri par l’affaire du “Bridgegate” dans laquelle Chris Christie est accusé d’avoir fermé deux voies sur le pont George Washington pour se venger d’un maire qui ne l’avait pas soutenu pour sa réélection au poste de gouverneur : les embouteillages avaient bloqué la ville. Plusieurs des assistants de Chris Christie sont sous le coup d’une enquête qui pourrait s’étendre jusqu’à lui. Un temps pressenti comme colistier pour la vice-présidence, il a reconnu que ce scandale lui avait peut-être coûté la place. “Il aurait voulu être à la place de Donald Trump. S’il ne s”était pas lancé dans la course à la présidentielle, Chris Christie aurait été le candidat brut au parler franc de cette élection”, explique Dan Cassino, “mais Trump a été meilleur que lui à ce jeu-là. Si les investigations ne le rattrapent pas, il pourrait être le prochain attorney general (ministre de la Justice)”, ajoute Dan Cassino.

Rudolph Giuliani, l’ancien maire de New York

Rudolph Giuliani lancien maire de New York Voici les hommes clés de la future administration Trump

Rudy” Giuliani, 72 ans, est connu pour avoir été le maire de New York au moment des attentats du 11 septembre mais il incarne aussi la politique de “tolérance zéro” mené contre la délinquance et la criminalité dans les années 90. “Durant la campagne, il a été le plus virulent des opposants à Hillary Clinton”, analyse Dan Cassino, “et l’un des soutiens indéfectibles de Trump : il l’a défendu contre les accusations de racisme, d’agressions sexuelles ou de fraude fiscale. Accusé d’avoir joué de ses relations au FBI pour relancer l’enquête sur les emails d’Hillary Clinton à quelques jours du vote, il a finalement nié avoir été en contact avec des agents fédéraux dans cette affaire. Rudolph Giuliani pourrait devenir le prochain ministre de la Justice (attorney general),“mais il est pressenti aussi pour être à la tête du département de la sécurité intérieure”, affirme Dan Cassino (department of homeland security, équivalent lointain du ministère de l’Intérieur français).

Newt Gingrich, l’opposant des années Bill Clinton

Newt Gingrich lopposant des années Bill Clinton Voici les hommes clés de la future administration Trump

L’ancien speaker de la Chambre des représentants avait incarné l’opposition féroce des Républicains aux Démocrates du temps de la présidence de Bill Clinton. Il avait poussé l’obstruction au vote du budget jusqu’à obliger le pouvoir fédéral à fermer (“shutdown”) pendant 27 jours entre 1995 et 1996 ; certains fonctionnaires avaient dû faire une croix sur leur salaire durant cette période. Newt Gingrich, 73 ans, est évoqué comme potentiel secrétaire d’Etat. Élu à la Chambre de 1979 à 1999, il connaît le tout -Washington, mais a aussi une personnalité volcanique, comme Donald Trump. Au moment du “shutdown”, le New York Daily News s’était moqué de lui dans une première page restée célèbre : “Cry Baby” où Newt Gingrich est dessiné en bébé capricieux. Le journal l’accusait d’avoir bloqué le gouvernement car il avait été vexé que Bill Clinton l’ait fait asseoir à l’arrière d’Air Force One et non à l’avant pour se rendre aux obsèques de Yitzhak Rabin.

Kellyanne Conway, la directrice de campagne

Kellyanne Conway la directrice de campagne Voici les hommes clés de la future administration Trump

Kellyanne Conway est la première femme à avoir occupé le poste de directrice de campagne d’un candidat républicain. A 49 ans, c’est une enquêtrice d’opinion aguerrie du “Grand Old Party”. Elle a rejoint l’équipe Trump pendant l’été après avoir soutenu pendant les primaires le sénateur texan Ted Cruz. Elle a souvent fait le service après-vente de Donald Trump dans les médias, notamment pour tenter d’éteindre les polémiques initiées par le candidat. Mais son nom n’est pas cité pour occuper un poste au sein du futur gouvernement.

Stephen Bannon, l’éminence grise

Stephen Bannon léminence grise Voici les hommes clés de la future administration Trump

Directeur général de l’équipe de campagne, Stephen Bannon, 62 ans, tire les ficelles en coulisses. Il n’a rejoint l’équipe qu’en août à la faveur d’un remaniement de l’équipe Trump, se mettant en congés du site d’information conservateur Breitbart News.

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