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Voici l’incroyable interview de Fabrice Sawegnon qui dévoile son arrogance et son mépris

Voici l’incroyable interview de Fabrice Sawegnon qui dévoile son arrogance et son mépris

C’est une interview qui a été publiée par un journaliste réputé et crédible qui l’a interrogé. Ivoiresoir.net vous propose l’incroyable interview qui dévoile toute l’arrogance de Fabrice Sawegnon. Mais pas seulement, Gill Fabrice Vindou Sawegnon parle du système Ouattara, qui consiste à laisser manger un gestionnaire de fonds publics quand il est dans « le système » et à le brimer dès qu’il se braque contre « le système ». Interview vraiment surréaliste d’un homme à l’égo surdimensionné, en attendant la réaction sollicitée par notre rédaction, des personnes mises en cause. NDLR.

Il parle beaucoup, avec conviction et passion. Il aime s’écouter parler. L’intervieweur doit avoir du cran pour placer ses questions ou alors, se laisser déborder par le débit d’un communicateur qui aime s’entendre parler.

Au siège de son agence de communication à Cocody, Riviera 2, Fabrice Sawegnon, vit à 100 à l’heure, la campagne municipale au Plateau. « Plusieurs jeunes des partis politiques viennent me faire allégeance… ». Certains portent effectivement des tee-shirts à l’effigie du candidat et attendent d’être reçus ou d’échanger avec le maître des lieux « Je voulais écrire mon histoire en écrasant un grand, Akossi Bendjo, pas du menu fretin », dit, celui qui est assuré de diriger pour au moins 10 ans, la mairie du Plateau, le Plateau de son adolescence et de son enfance, au soir du 13 octobre 2018.  Interview.

Vous avez décidé de postuler pour la mairie du Plateau. Fondamentalement, qu’est-ce qui vous a attiré au Plateau et pas ailleurs ?

Mon père est mort trois mois après ma naissance. Et ma mère s’est remise en mariage avec un cheminot de la Régie Abidjan-Niger. Il habitait au quartier « Les six bâtiments ». Je suis arrivé au Plateau, j’avais deux ans. Nous avons ensuite aménagé au quartier « Chien méchant » situé derrière l’ancien bloc ministériel. C’est dans cette maison que j’ai grandi. Et mon grand-frère, Didier Djoro habite toujours cette maison. Donc, le Plateau, c’est chez moi, en fait.

Je n’ai pas choisi le Plateau entre dix communes. Je n’ai pas choisi le Plateau parce que le quartier est beau ou riche, non ! Je suis du Plateau. Il y en a qui ont grandi à Cocody, Adjamé, Marcory, Port-Bouët, Duékoué, Zuenoula… Moi, j’ai grandi au Plateau.

D’où vous vient l’idée de vous engager pour le Plateau?

Mon engagement pour le Plateau est à trois niveaux. Premier niveau, il est personnel. Dans ta vie, à un moment donné, tu considères que tu avances. Que tu te construis seul. Donc, tu crées une boîte. Tu évolues. Tu t’occupes de ta famille.

Deuxième niveau, tu as des amis, des collaborateurs. Tu les aides. Tu construis des projets pour eux. Et puis, à un moment donné, tu engages ta communauté. Tu as des anciens amis de quartier qui viennent te voir. Ils te disent, « c’est dur, c’est compliqué. Donne moi ci, donne ça. ». Un jour, tu repars au quartier et tu es surpris de constater tes anciens amis mènent une vie difficile.

De fil en aiguille, tu te te rends compte, qu’au delà de ta petite communauté sociale, c’est tout l’environnement qui s’écroule. Tu décides de t’engager. J’ai la chance de travailler pour plusieurs chefs d’Etat dont le président a Ouattara. J’ai la chance d’écouter comment les projets nourris par les présidents sont réalisés ou pas réalisés en fonction de l’entourage, en fonction des hommes au bout de la chaîne. On ne peut pas, nous, emmagasiner autant d’expériences de gestion, de voyages, de confrontations dans le monde et puis nous mettre à l’écart dans nos pays. Alors, tu te dis, je peux être utile, mais pas utile politiquement!

Vous ne voulez pas être utile politiquement mais vous êtes porté par le politique…

Je ne suis pas porté par la politique. Je le répète encore une fois, que ma décision de dire je rentre en compétition pour gérer une localité est une décision d’un homme de communication, d’un entrepreneur, un jeune qui s’intéresse au pays, qui a envie d’être utile à son pays. La preuve, quand je me suis déclaré, je me déclaré Indépendant.

C’est une belle stratégie de contournement ça…

Je ne contourne rien. Je suis un être droit. Je marche tout droit. Je n’ai rien à cacher. Je n’ai rien à éviter. Pourquoi la politique en Côte d’Ivoire, à la base, ne m’intéresse pas ?  Parce qu’elle est ethno-tribale.

Aujourd’hui, vous êtes parrainé par le groupement politique RHDP…

Moi, je suis le fruit de Félix Houphouët-Boigny. Mes parents arrivent ici en 1964 parce que Houphouët-Boigny a construit ce pays et le pays les attire. Le RHDP, dans l’idée même me plait. Parce que le RHDP dit quoi? « Enlevons un peu nos partis ethniques pour créer un parti général ». Le RHDP va rassembler nos ethnies qui n’arrivent pas à s’assembler…

Donc un glissement sensible de l’Indépendant au politique se fait…

Non, il n’y a pas glissement. Je suis au niveau conceptuel. Je ne ferai rien qui me trahisse. Je n’ai pas de comptes à rendre aux gens. J’ai des comptes à rendre à Dieu et à moi-même. Quand le président ADO me parle du RHDP, l’idée me plait. Si vraiment la Côte d’Ivoire arrive à avoir un parti qui rassemble toutes les ethnies, j’accompagne ce projet dans le cadre de mon travail normal mais cela dit, je ne suis pas allé prendre ma carte de militant du RHDP.

Vous voulez être maire RHDP sans être militant militant du RHDP…

Non, non. Nous ne sommes pas encore à la fin. Nous sommes au début. L’idée me plait mais je ne suis pas dedans. J’avance au Plateau. En trois ans, j’ai fait mieux au Plateau que le maire. J’ai offert deux ambulances. La mairie, une seule. J’ai fait offrir une aire de sport, la mairie rien. J’ai offert 100 permis de conduire, la mairie, rien. J’ai ravalé les façades…

Vous faites ce que vous voulez au Plateau sans l’accord de la mairie ?

Je vais te montrer comment l’histoire de Akossi Bendjo et moi a commencé. Il venait ici à mon bureau. J’ai pris son fils en stage ici, à Voodoo. Je vais manger chez lui à la maison. Avant d’intervenir au Plateau, quand j’ai été sollicité par les populations, j’ai informé le maire.

Vos détracteurs disent que Fabrice Sawegnon veut se construire une histoire à la Ouattara en Côte d’Ivoire…

Non, non. Les gens ne me connaissent pas. Moi je veux être producteur de cinéma. C’est mon rêve ça! Mais en attendant, je veux donner dix ans de ma vie au service public. Après ça, je n’ai pas d’autres ambitions politiques.

Moi, je travaille comme un malade. Je fais la fête comme un malade aussi. Je considère qu’un homme doit travailler, se construire et ensuite profiter des fruits de son travail. Je ne suis pas entrain de me construire une carrière politique.  Il faut juste montrer que l’on peut gérer autrement nos cités.

Les mêmes détracteurs disent que ce discours tient parce que vous avez le parapluie de ADO.

Ceux qui ne me connaissent pas peuvent dire des choses pareilles. Il faut que les gens arrêtent de vouloir expliquer l’histoire des autres par leurs propres échecs. Voodoo était numéro un avant Ouattara. C’est parce que Voodoo était numéro un que Ouattara l’a choisie. Pour travailler pour ADO en 2010, il a fait une compétition en 2008 entre sept agences locales. Voodoo a gagné.

ADO et moi avons parlé du Plateau, à trois reprises. Puis il m’a dit « Je veux que tu sois le candidat du RHDP au Plateau. Est ce que tu es d’accord ? ». Ce qu’il n’avait pas soupçonné, c’est que l’idée me plaisait. Je n’ai pas besoin du président de la République pour dynamiter tout au Plateau.

Justement, le fin mot… Candidat RHDP par la volonté du président de la République et tous les potentiels concurrents sont effectivement dynamités. Pour laisser la voie libre…

Ma mère m’a dit un jour « Tu ne peux pas tout faire juste dans la vie. Mais assume tes actes. » Voilà un gars qui s’appelle Akossi Bendjo. Il est au PDCI depuis longtemps. Il bouffe. Tout le monde sait qu’il bouffe mais personne ne parle. Parce que les gars se disent, c’est un partenaire politique. Ils sont entre eux. Ils se protègent les uns, les autres. Dans tous les pays du monde, quand tu es dans un système, tu es tranquille. Quand tu commences à cracher sur le système, il se braque.

Akossi Bendjo a deux problèmes: avec sa tutelle parce qu’il a bouffé. Avec sa famille politique parce qu’il a attaqué son propre partenaire politique. Fabrice Sawegnon n’a rien à voir dedans. Au contraire, je suis une victime collatérale. Dans mon histoire, je voulais croiser Bendjo et le battre. Mon intention n’était pas de croiser les minus. Je me prépare pour des grandes choses. Les petites ne m’intéressent pas…

Ouattara Dramane dit OD aussi est dynamité… Pour libérer la voie…

Ouattara Dramane est un autre cas. Il a été candidat à la candidature du RDR. Moi pas. Et puis, un nouvel ensemble a été créé, il est plus grand, le RHDP. Le RHDP choisit un candidat, c’est moi. J’ai fait quoi dedans ? Ce n’est pas de ma faute si j’ai un meilleur profil. Il ne faut pas me complexer sur mon propre talent.

Le candidat de substitution du PDCI, Jacques Ehouo, lui aussi a maille à partir avec la police… Alors finalement, qui se met sur le chemin de Fabrice….

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