Vol, viol, pédophilie, zoophilie, toute honte bue, l’armée française quitte la Centrafrique

Vol, viol, pédophilie, zoophilie, toute honte bue, l’armée française quitte la Centrafrique

200 millions d’euro, trois soldats tués, 1207 blessés avec  12% souffrant de troubles de stress post-traumatique, c’est le bilan de l’opération militaire engagée par la France en Centrafrique .Quelle était réellement sa mission ?

Remontons en Aout 2012, lorsque la coalition Seleka formée au nord de la RCA , se dirige vers Bangui, bien qu’étant à des centaines de kilomètres de la capitale centrafricaine, RFI annonçait déjà la présence du groupe rebelle à 5 km de la capitale, une stratégie bien orchestrée pour saper le moral des soldats du FACA(Forces armées centrafricaines).Alors qu’Eric Massi proclamé porte-parole des Seleka devient la coqueluche des medias français, l’on découvre qu’un mois avant le début de la rébellion, l’un des chefs de la Seleka, Nelson Ndjadder rencontrait l’ex ambassadeur de France en Côte d’Ivoire Jean Marc Simon, celui-là qui fut l’architecte du coup d’état contre le président Gbagbo.

L’objectif de la France était non seulement de faire partir du pouvoir le président Bozize parce que ce dernier venait de confier selon ses propos les concessions de pétrole à la Chine, pire encore il fallait installer un chaos contrôlé à la frontière du Cameroun  pour servir de point d’appui pour sa  déstabilisation.

La France et l’état de Centrafrique sont liés par les accords de défense, la France vidait le sous-sol centrafricains sous prétexte qu’elle le protègerait en cas d’attaque, et malheureusement, lorsque Seleka déclenche sa guerre contre la France refusera de soutenir le gouvernement démocratiquement élu, pire elle va fabriquer un contrepoids à Seleka, les Anti Balaka « Anti Balles Aka (47) » ,pour justifier sa présence militaire à travers l’opération Sangaris.

En 2014, un reportage « Spécial investigation » consacré à la Centrafrique et diffusé sur une chaîne française crée la polémique, les images montraient clairement comment  la France a bel et bien soutenue les miliciens « Anti-Balaka ».Ce qui venait confirmer les multiples allégations de connivence entre l’opération Sangaris et la milice anti balaka.Pire encore, la France va œuvrer pour faire imposer un embargo sur les armes contre l’Etat centrafricains. Pour mieux comprendre, la France liée par les accords de défenses avec la RCA a pour rôle d’organiser, de conseiller l’armée centrafricaine, et de défendre son territoire, non seulement elle refuse de soutenir l’Etat centrafricain contre les rebelles, elle livre les armes aux rebelles et impose un embargo sur les armes au gouvernement.

Sangaris avait pour rôle de faire durer la rébellion dans le pays, son fief, Bambari avec la plus grosse concentration des soldats français sera la région la plus meurtrière. Pillages, viols, sodomie, zoophilie, les centrafricains seront victimes de tous types de sévices et bestialité, une enquête est ouverte en France contre ses soldats suite aux accusations relayées par l’ONU.

Aujourd’hui Sangaris quitte pays, après avoir dépensé  près de 200 millions d’Euro, des soldats tues, une France aujourd’hui vomie par la quasi-totalité des africains, et un nouveau président en Centrafrique issu du parti de Bozize et proche de la Chine. Celui qui régnait en proconsul en RCA, l’ambassadeur de France Charles Malinas sera muté.

Sangaris quitte la Centrafrique, mais la France veut son chaos, des 2000 soldats de départ, elle maintiendra « une force de réserve tactique de 350 soldats ‘’dit-elle en appui aux forces de lOnu.

Le 24 Octobre 2016, 4 centrafricains sont tués lors des heurts à Bangui, la société civile se mobilisait pour demander le départ des forces de l’ONU.

Une situation complexe pour un pays qui n’a pratiquement pas d’armée. La mission Sangari a échoué, mais la menace impérialiste reste permanente, ce à travers les guerres par procuration. Les centrafricains devront comprendre que tant que le pays ne met pas sur pieds une armée capable de sécuriser son territoire, il lui sera impossible de prendre la moindre décision souveraine, car seule une armée forte garantie l’autonomie de gestion de ses ressources.

Voilà ce qui devrait intéresser la société civile et hommes politiques centrafricains, la levée de l’embargo pour le réarmement des FACA.

Albin Njilo

Source: camerounliberty.com

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