Wikileaks dévoile les dessous de la fondation Clinton

Wikileaks dévoile les dessous de la fondation Clinton

A moins de deux semaines du dernier round de l’élection présidentielle américaine, Wikileaks a décidé d’en remettre une couche contre la candidate démocrate, jusqu’ici favorite dans les sondages.

La sulfureuse organisation a publié ce jeudi une note datant de 2011, tirée de messages volés à un proche de Bill et Hillary Clinton qui révèle les dessous des multiples sources de revenus de l’ancien président américain, également visage de la fondation Clinton. Si la candidate n’est pas directement nommée, ces révélations qui affectent son clan et sa famille ne pouvaient pas tomber à un plus mauvais moment pour elle.

Dans cette note rédigée il y a cinq ans, Doug Band, un proche de Bill Clinton depuis la Maison Blanche, explique les services qu’il a rendus à la fondation et à l’ancien président démocrate personnellement. Il avait pratiqué un mélange des genres qui avait alors suscité les complaintes de Chelsea Clinton, la fille des Clinton, également membre du conseil d’administration de la fondation.

Cette note, dont l’authenticité n’a pas été confirmée par l’entourage des Clinton, a été piratée à partir du compte email de John Podesta, l’ancien secrétaire général de la Maison Blanche sous le mandat de Bill Clinton. Il est aussi l’actuel directeur de campagne d’Hillary.

Conflits d’intérêts et services en nature abusifs

Doug Band y décrit également les sommes versées au fil des années à la fondation, sous son impulsion, par certains de ses clients, dont Coca Cola, Dow Chemical ou encore la banque UBS. Selon lui, ni lui ni sa petite firme de conseil baptisée Teneo n’étaient rémunérés pour ce travail de levée de fonds.

Il raconte aussi avoir personnellement servi d’intermédiaire principal pour toutes les activités privées de Bill Clinton, qui lui ont rapporté des dizaines de millions de dollars depuis son départ de la Maison Blanche en 2001, dont des services de conseil et des conférences rémunérées. «Nous avons également sollicité et obtenu, au besoin, des services en nature pour le président et sa famille – pour ses déplacements personnels, son hébergement, ses vacances et autres», écrit-il aussi.

Il estime avoir ainsi rapporté à Bill Clinton personnellement plus de 50 millions de dollars, ainsi que 66 millions en contrats futurs. Si elle est authentique, la note met en exergue le conflits d’intérêts entourant les activités de l’ex-locataire du bureau ovale, à la fois président d’une grande organisation caritative levant des fonds auprès de grandes entreprises et d’Etats étrangers, époux de la chef de la diplomatie de 2009 à 2013, et mari de la possible prochaine présidente américaine.

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